Renault Group Maroc : une dynamique solide en 2025 malgré un contexte mondial tendu

Renault Group Maroc a procédé, mardi à Casablanca, à la présentation de ses résultats annuels, des faits marquants de l’année écoulée, ainsi que de ses perspectives à venir. Malgré un contexte international sous tension et une baisse de 5 % par rapport à 2024, le groupe affiche des résultats solides en 2025, avec près de 395 000 véhicules produits dans ses usines de Tanger et Casablanca, dont plus de 327 000 destinés à l’export.

Intervenant, Mohammed Bachiri, directeur général, a commencé par le bilan au niveau international. Rappelant le contexte international sous tension, il a annoncé que Renault a pu tout de même tirer son épingle du jeu avec une hausse de 2,2 % des véhicules vendus à l’international. Une performance que reflète l’activité du groupe sur le plan national, où les usines de Tanger Med et de Casablanca ont produit 394 465 véhicules en 2025.

Renault Group Maroc : production et exportations sous pression

Ce chiffre est légèrement en baisse de 5 % par rapport à 2024 (qui fut une année record, dira Bachiri), mais en progression de 3 % si l’on se réfère à 2023. Mohammed Bachiri a aussi mis le curseur sur la vitalité de l’usine de Tanger, qui a réalisé plus de 75 % de cette production. Il dira également que la proportion de la production cumulée des deux usines du groupe au Maroc représente environ 17 % de ses ventes mondiales. Ce qui revient à dire que près d’une voiture sur six achetée dans le monde est fabriquée dans les usines marocaines. « Cette performance repose sur la flexibilité du tissu industriel et une collaboration exceptionnelle avec les partenaires sociaux » , a-t-il souligné.

Aussi, quelque 82 % de cette production, environ 327 552 véhicules, ont été exportés vers 63 destinations, principalement la France, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, etc. Comparé à l’année précédente, ces exportations du groupe marquent un repli de 11 %, un peu plus accentué que le recul de 4,7 % enregistré en 2023.

Apportant quelques précisions , Mohammed Bachiri indiquera que 94 % de la production de l’usine de Tanger est exportée, tandis que le ratio d’exportation de la seconde usine est de l’ordre de 47 %. Pour ce qui est des principaux marchés d’exportation, le directeur du groupe a mentionné la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la Chine. Touchant un mot sur la baisse relevée, il dira que « malgré toutes les crises, Covid, composants électroniques et autres, la cadence a été maintenue » .

Autre point clé sur lequel le patron de Renault Group Maroc a insisté : le résultat enregistré sur les ventes du modèle Sandero, exclusivement fabriqué au Maroc, et qui a été l’année dernière encore la voiture la plus vendue sur le Vieux Continent. Avec une huitième année consécutive en tête du segment particuliers.

Performances commerciales portées par Dacia et Renault

Thibaut Paland, directeur général de Renault Commerce, a succédé à Bachiri pour détailler le volet commercial de ces résultats annoncés. Il a affirmé que les marques du groupe ont cumulé 88 937 ventes, sur les 235 372 véhicules écoulés sur le marché marocain en 2024, correspondant à une part de marché (PDM) de 37,38 %, en hausse de 31 % par rapport à 2024.

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Cette prouesse, fera-t-il remarquer, est portée par les deux marques phares du groupe, notamment Renault et Dacia. Cette dernière continue de marquer profondément le marché marocain de l’automobile avec un peu plus de 20 % des ventes réalisées au plan national et quelque 55 % de celles du groupe.

Même succès pour la marque Renault, qui a enregistré en 2025 une hausse de 44 % de ses ventes au Maroc, en glissement annuel, et une progression de 1,4 point de sa PDM. En chiffres, cela équivaut à 41 050 véhicules Renault écoulés pour 17,4 % de PDM. « C’est le résultat d’un réseau étendu, compétent, qui travaille bien son après-vente [et] la disponibilité de ses pièces de rechange » , dira Mohamed Bennani à cet égard, directeur de la marque Renault.

Formation et perspectives à l’horizon 2030

Il faut noter que cette « dynamique maintenue » est à mettre au crédit de l’engagement du groupe dans le développement des compétences des métiers de l’automobile. « En 2025, nous avons réalisé 150 000 heures de formation au niveau de 60 centres de formation à l’IFMIA, plus de 6 000 personnes formées » , a déclaré Bachiri.

Se projetant sur les priorités de la locomotive du secteur automobile au Maroc, le directeur général les a articulées en cinq points : la compétitivité, le leadership commercial, les nouveaux projets industriels, l’écosystème local et le hub de compétences.

Pour clore, il a rappelé les engagements pris par le groupe avec l’État pour l’horizon 2030, qui cible un taux d’intégration de 75 % et un sourcing local d’une valeur de 3 milliards d’euros.

Au-delà des chiffres, Renault Maroc confirme son rôle de locomotive du secteur automobile national, en conjuguant compétitivité, innovation et engagement social pour consolider la place du Royaume sur la carte mondiale de l’industrie automobile.

Source de l’article : H24info