« Ce geste vient d’ailleurs » : au Palais Bahia, une exposition collective pour penser « la circulation des gestes »
L’association BASMA présente du 5 au 12 février 2026 au Palais Bahia « Ce geste vient d’ailleurs » , une exposition collective qui réunit dix artistes marocains et d’Afrique de l’Ouest autour d’une même interrogation : comment les gestes voyagent, se transforment et se transmettent au fil du temps ? « Conçue comme une traversée entre scènes émergentes du Maroc et d’Afrique de l’Ouest » , l’exposition met l’accent sur la matérialité et l’usage plutôt que sur des récits figés. Selon l’association, l’exposition favorise des correspondances entre objets du quotidien (filets de pêche récupérés, tongs usées, images superposées) et registres symboliques ou rituels qui portent mémoire et pratiques partagées.
Le projet s’appuie en partie sur une résidence organisée à Casablanca qui a réuni des artistes du Sénégal, du Mali, du Togo et de la Côte d’Ivoire avec des créateurs marocains, afin de favoriser un « espace de conversations interrégionales » . De fait, plusieurs œuvres présentées ont été produites durant ce temps de résidence, et la scénographie cherche à dialoguer avec l’architecture et la chromatique du Palais Bahia sans la recouvrir, via des modules légers et autonomes articulés au système de suspension existant.
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10 artistes, 5 pays africains
BASMA a voulu confier l’organisation et la mise en espace à des acteurs jeunes, faisant de la responsabilité curatoriale et scénographique « une manière d’affirmer que l’émergence mérite mieux que des périphéries » , écrit l’association. Le commissariat est assuré par Farah Maakel, la scénographie par Yasmine Echair, et l’initiative a été lancée par Ilyass Alami Afilal.
Parmi les artistes invités figurent Tesprit (Togo), Yanis Tatbi (Maroc/France), Issam Fariane (Maroc), Mariam Niare (Mali), Fatine Arafati (Maroc), Xaadim Mbow (Sénégal), Soukaina Bouali (Maroc), Theophany Adoh (Côte d’Ivoire), Sarah Mounia Kachiri (Maroc/France) et Melanie Ebtissem Defoin (Maroc/Belgique).
L’exposition questionne aussi la notion de patrimoine en invitant à « envisager le patrimoine non comme un objet figé, mais comme un lieu à activer » , en confrontant des formes contemporaines à un espace qui a lui-même été marqué par des usages passés, le Palais Bahia ayant été un lieu de pouvoir au tournant du XXᵉ siècle.
Source de l’article : Lebrief



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