Autoroutes du Maroc : vers un meilleur contrôle des projets

Autoroutes du Maroc déploie un dispositif structuré de contrôle pour encadrer l’exécution de ses projets d’infrastructure. De la gestion administrative et financière à la conformité technique et aux exigences de sécurité, l’objectif est d’assurer une maîtrise continue des chantiers, depuis le démarrage des travaux jusqu’à la réception provisoire.

Autoroutes du Maroc (ADM) met en place un dispositif structuré destiné à encadrer et sécuriser l’exécution des marchés relevant de sa Direction infrastructures. L’objectif est clairement affiché, maîtriser, de manière continue, la gestion administrative, financière et technique des contrats tout au long de la phase d’exécution des travaux, depuis leur démarrage jusqu’à la réception provisoire.

À travers ce cadre, ADM entend disposer d’un outil opérationnel de suivi et de vérification couvrant l’ensemble des projets autoroutiers, qu’il s’agisse de constructions nouvelles, d’élargissements, d’aménagements sur réseau existant, de travaux d’entretien ou de grands projets d’infrastructure.

La démarche vise à assurer une vision précise et documentée de l’avancement des chantiers, de la conformité des ouvrages réalisés et de la régularité des actes contractuels qui accompagnent leur exécution.

Concrètement, il s’agit pour ADM de prévenir les dérives techniques, administratives ou financières, d’identifier les écarts en amont et de s’assurer que les travaux sont exécutés conformément aux engagements contractuels, aux règles de l’art et aux exigences de sécurité. Le contrôle ne se limite pas à une vérification finale. Il intervient à différents stades du chantier, selon un calendrier adapté à la nature, à la complexité et au niveau d’avancement de chaque projet.

Un contrôle déployé tout au long de l’exécution

Le dispositif repose sur deux types d’interventions complémentaires. Des contrôles périodiques sont réalisés en cours d’exécution afin d’apprécier la conformité des pratiques et l’évolution réelle des travaux. À ces missions s’ajoutent des contrôles d’achèvement, conduits en fin de chantier, avant la réception provisoire, avec une analyse approfondie de l’ensemble des volets administratifs, financiers et techniques.

Cette organisation permet d’intervenir à des moments clés de la vie du marché et d’adapter l’intensité du contrôle aux spécificités de chaque projet. Les missions sont programmées et ajustées en fonction des priorités opérationnelles, des contraintes de terrain et des risques identifiés.

Sécuriser la gestion administrative et financière

Sur le plan administratif et financier, le contrôle porte sur l’ensemble des actes structurants de la gestion des marchés. Il vise notamment à vérifier la régularité des ordres de service, la conformité des avenants, l’exactitude des attachements et des métrés, ainsi que la fiabilité des décomptes provisoires et définitifs. Une attention particulière est portée aux révisions de prix, aux variations dans la masse des travaux, à la justification des prestations supplémentaires et à l’application des pénalités contractuelles lorsque les délais ne sont pas respectés.

L’objectif est de garantir que les paiements effectués correspondent strictement aux prestations réellement exécutées, tout en renforçant la traçabilité des décisions et la transparence dans la gestion financière des projets.

Un contrôle technique centré sur la qualité des ouvrages

Le dispositif intègre un contrôle technique approfondi couvrant l’ensemble des composantes de l’infrastructure autoroutière. Les vérifications portent sur la conformité des ouvrages aux cahiers des charges, aux spécifications techniques et aux normes en vigueur, mais aussi sur leur aptitude à remplir durablement leur fonction.

Au-delà des ouvrages eux-mêmes, le contrôle s’intéresse aux processus d’exécution et aux systèmes qualité mis en place par les maîtres d’œuvre, les entreprises et, le cas échéant, leurs sous-traitants. L’efficacité des Plans d’assurance qualité, la gestion des non-conformités et la mise en œuvre des actions correctives font partie intégrante de l’évaluation.

Sécurité routière, signalisation et exigences HSE

Un volet spécifique est consacré à la signalisation provisoire et aux déviations mises en place pendant les travaux. Les contrôles visent à s’assurer de leur conformité réglementaire, de leur lisibilité et de leur efficacité, de jour comme de nuit, afin de garantir la sécurité des usagers et du personnel de chantier.

Avant toute mise en service, les projets font également l’objet d’un contrôle de sécurité routière. Celui-ci permet d’identifier les éventuels risques liés à la géométrie de l’infrastructure, à la signalisation définitive, aux dispositifs de retenue ou aux conditions de visibilité.

En cas de constats majeurs, des mesures correctives peuvent être exigées avant l’ouverture à la circulation. Les exigences environnementales, d’hygiène et de sécurité complètent le périmètre du contrôle. Gestion des déchets, protection des ressources naturelles, prévention des nuisances et respect des règles de sécurité sur les chantiers sont examinés de manière systématique.

À travers ce dispositif, ADM vise à garantir une exécution conforme, sécurisée et maîtrisée de ses marchés d’infrastructure. Le contrôle ne se limite pas à la détection des écarts. Il permet également d’identifier les bonnes pratiques, de structurer des recommandations et de suivre la mise en œuvre des actions correctives.

Cette approche traduit aussi une volonté de renforcer la gouvernance des projets autoroutiers et d’améliorer durablement la qualité des ouvrages livrés. Un travail de fond, souvent invisible pour l’usager, mais déterminant pour la fiabilité du réseau et la performance des investissements engagés.

Sanae Raqui / Les Inspirations ÉCO

Source de l’article : LesEco.ma