Entre l’Algérie et les Émirats, une guerre froide autour de l’influence du Maroc

Pour Alger, la coopération croissante entre Abou Dhabi, Rabat et Tel-Aviv constitue une pression stratégique délibérée visant à limiter son influence régionale et à contester ses positions historiques au sein de la diplomatie africaine.

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Cette alliance tripartite est perçue par les responsables algériens comme une manœuvre concurrentielle destinée à affaiblir les leviers diplomatiques de l’Algérie dans sa zone d’influence traditionnelle. L’élargissement des partenariats entre le Maroc et Israël, soutenu par l’appui financier et diplomatique des Émirats arabes unis, s’inscrit, selon cette lecture, dans un effort plus large de recomposition des rapports de force en Afrique du Nord, explique African Security Aanalysis.

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La décision d’Abou Dhabi d’ouvrir un consulat à Laâyoune, au Sahara, cristallise ces tensions, étant qualifiée de « démarche particulièrement provocatrice » par les voix officielles à Alger.

L’Algérie considère cette implantation consulaire comme un signal politique d’alignement total sur la position marocaine, en contradiction avec les paramètres du droit international tels qu’interprétés par la diplomatie algérienne. Bien que cette analyse des intentions émiraties ne fasse pas l’unanimité parmi les observateurs régionaux, elle demeure un élément déterminant de la lecture stratégique d’Alger.

Ce sentiment d’encerclement diplomatique alimente la méfiance envers les initiatives d’Abou Dhabi dans le Sahel et le reste du continent, renforçant la volonté algérienne de réévaluer ses relations avec les partenaires engagés dans cet axe.

Source de l’article : Bladi.net