Financement de la tech africaine en 2025 : le Maroc 7e au classement continental selon Partech
StartGate, le campus de startups de l’Université Mohammed VI Polytechnique Benguerir. Crédit : UM6P
Le financement de l’écosystème technologique africain a atteint 4,1 milliards de dollars (MM $) en 2025, marquant sa meilleure performance depuis 2022, selon le rapport annuel Africa Tech Venture Capital 2025 publié par Partech. Ce montant représente une progression de 25 % sur un an, dans un contexte de reprise sélective du capital-risque sur le continent.
Cette hausse est principalement tirée par une forte augmentation du financement par la dette, qui s’est élevée à 1,6 MM $, en croissance de 63 % par rapport à 2024. L’equity, de son côté, a atteint 2,4 MM $, enregistrant une progression plus modérée de 8 %. La dette représente ainsi près de 40 % des montants totaux levés, confirmant un basculement structurel dans les modes de financement des startups africaines.
Le rapport souligne par ailleurs une concentration élevée des capitaux, quatre pays – le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Égypte – captant à eux seuls 72 % des financements totaux levés sur le continent en 2025.
Dans ce paysage dominé par quelques grands hubs, le Maroc se classe au 7e rang africain en termes de montants levés par les startups technologiques. Le royaume figure ainsi parmi les rares écosystèmes hors du quatuor de tête à maintenir un niveau significatif de financements, confirmant sa place dans le groupe des marchés intermédiaires les plus actifs du continent.
Selon les données consolidées par Partech, les levées réalisées au Maroc en 2025 restent majoritairement concentrées sur des tours d’equity de taille modeste, avec une augmentation du nombre de transactions, traduisant une activité soutenue, mais encore fragmentée par rapport aux grands marchés africains.
Le rapport Partech Africa Tech VC 2025 met enfin en évidence une reprise inégale selon les régions et les stades de maturité, soulignant que la dynamique observée au Maroc s’inscrit dans une trajectoire de consolidation progressive, dans un marché africain où la croissance du financement reste largement polarisée autour de quelques pôles majeurs.
Source de l’article : Le Desk



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