Barrages du Maroc. Les réserves d’eau se redressent

Au 25 janvier 2026, les barrages du Royaume stockent plus de 8,6 milliards de mètres cubes d’eau, portant le taux de remplissage national à 51,5%. En un an, les réserves ont progressé de 84,5%, soit près de 3,9 milliards de m³ supplémentaires, sous l’effet conjugué des précipitations récentes et de la remise à niveau de plusieurs ouvrages stratégiques.

Cette évolution marque un retournement notable après plusieurs années de stress hydrique. Les volumes actuellement stockés traduisent l’impact direct des apports pluviométriques enregistrés sur une large partie du territoire, même si la situation reste contrastée selon les bassins.

Le Nord concentre l’essentiel des réserves

Les bassins du Sebou et du Loukkos confirment leur rôle central dans l’équilibre hydrique national. À lui seul, le Sebou totalise 3,44 milliards de m³, avec un taux de remplissage de 61,8%. Plusieurs barrages y atteignent leur capacité maximale, tandis que le complexe d’Al Wahda dépasse les 2,35 milliards de m³, renforçant sa position de pilier du stockage national.

Le Loukkos affiche une situation encore plus favorable, avec 67,3% de remplissage et plus de 1,28 milliard de m³ stockés.

Le bassin du Bouregreg se distingue par un taux de remplissage exceptionnel de 96,7%. Le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah, quasi plein, garantit une sécurité d’approvisionnement renforcée pour l’axe Rabat–Casablanca, cœur démographique et économique du pays.

Dans le Tensift, les réserves atteignent 178 millions de m³, soit 78,3% de remplissage. Le bassin de l’Oum Er-Rbia, malgré une hausse notable des volumes stockés à 1,38 milliard de m³, reste à un taux de remplissage limité (27,8%). À l’est, la Moulouya atteint 41% de remplissage.

Les bassins de Souss-Massa et de Guir-Ziz-Rhéris confirment également la tendance haussière, avec des taux de remplissage respectifs de 53,1% et 57,6%. Dans le Draa-Oued Noun, la reprise est plus modérée. Les réserves atteignent 323 millions de m³, soit 30,8% de remplissage, un niveau encore inférieur à la moyenne nationale mais en nette amélioration par rapport à l’année précédente.

Source de l’article : lobservateur.info