Marché marocain : les prix de la viande rouge restent élevés, aucune baisse en vue
Les prix de la viande rouge au Maroc continuent d’évoluer à des niveaux élevés, pesant sur le pouvoir d’achat de nombreux ménages, dans un contexte marqué par la poursuite des importations depuis un nombre limité de pays étrangers, notamment le Brésil.
Selon les données disponibles, le marché national demeure caractérisé par une disparité entre les viandes locales et celles importées. Toutefois, la majorité des produits dépasse toujours la barre des 100 dirhams le kilogramme, avec des pointes atteignant parfois 130 dirhams, en particulier pour la viande ovine.
Des professionnels du secteur estiment que les viandes importées occupent désormais une place centrale dans l’approvisionnement du marché, contribuant à couvrir une part significative de la demande. Ils soulignent cependant l’existence de contraintes structurelles empêchant toute baisse notable des prix, notamment à l’approche du mois de Ramadan et en raison de l’insuffisance du cheptel national.
Dans ce sens, Hicham Al Jaouabri, secrétaire régional des grossistes en viande rouge de la région Casablanca–Settat, indique que le marché propose actuellement aussi bien de la viande locale que des produits importés, essentiellement du Brésil et de l’Uruguay. Il précise que le prix de gros de la viande bovine issue des veaux brésiliens oscille entre 70 et 75 dirhams le kilogramme, contre 80 à 85 dirhams pour l’origine uruguayenne, tandis que la viande locale atteint environ 92 dirhams.
Concernant la viande ovine, les prix de gros se situent entre 110 et 115 dirhams le kilogramme, un niveau jugé élevé lors de la vente au détail. Le professionnel souligne par ailleurs que les importations se poursuivent dans le cadre du quota gouvernemental de 300.000 têtes de bétail, tout en excluant une baisse des prix à court terme.
Al Jaouabri note également que les consommateurs marocains se sont progressivement habitués à la viande importée, après une certaine réticence observée l’an dernier. Il estime que les précipitations récentes pourraient contribuer à préserver le cheptel national et à limiter les abattages précoces. Les marges pratiquées par les détaillants varient, selon lui, entre 10 et 15 dirhams par kilogramme, alors que l’offre en bétail destiné à l’abattage reste limitée.
De son côté, Mohamed Harma, boucher et professionnel du secteur à Témara, confirme que la viande bovine importée demeure un levier essentiel pour répondre à la demande nationale, avec des prix de vente au détail débutant autour de 90 dirhams le kilogramme, contre environ 125 dirhams pour la viande locale.
Il précise également que la viande ovine atteint 115 dirhams au marché de gros, et entre 125 et 130 dirhams dans les boucheries. Selon lui, les prix restent globalement stables à des niveaux élevés, une éventuelle baisse n’étant envisageable qu’en cas de reprise des importations depuis l’Espagne.
Enfin, le professionnel souligne l’absence d’évolution notable des prix au cours des vingt derniers jours, dans l’attente de l’impact réel des précipitations sur le marché national au cours des prochains mois.
Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc



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