L’Atlético Ottawa, un tremplin vers la Coupe du monde pour Garissone Innocent
Quand Garisonne Innocent a reçu l’appel de l’Atlético Ottawa il y a quelques semaines, le fervent croyant y a vu un signe de Dieu.
Je ne connaissais rien sur Ottawa, mais je savais qu’il y a une bonne base de la diaspora haïtienne avec plusieurs églises catholiques. Ça fait plaisir de voir cette communauté, lance le gardien de but.
Le joueur de 26 ans pourra maintenant ajouter dans ses prières la prochaine Coupe du monde qui aura lieu cet été. Il espère que son passage dans la capitale canadienne lui ouvrira les portes de l’équipe nationale d’Haïti, dont il a déjà porté les couleurs.
C’était une grande fierté de pouvoir se qualifier pour la Coupe du monde. Maintenant, j’ai signé à Ottawa et mon challenge c’est de performer en club! Si le coach m’appelle en sélection, ça serait [encore] une fierté, dit tout bonnement le Français d’origine haïtienne, qui devrait charmer la diaspora locale dans les prochains mois.
Il a besoin d’une saison pleine pour aller à la Coupe du monde, donc ça va être son objectif, affirme plus directement l’entraîneur-adjoint du club ottavien, Romuald Peiser.
Je pense que pour lui comme pour nous, ça arrive au bon moment. Il a vraiment besoin de prouver qu’il peut faire 30 matchs.
Garisonne Innocent croit avoir une occasion à saisir avec l’Atlético Ottawa. Le gardien formé au Paris Saint-Germain est à la recherche de stabilité. Il n’a joué que quelques matchs en France en Ligues 1 et 2 avant de déménager ses crampons en Belgique et en Lituanie.
L’entraîneur de gardien français compte aider sa recrue à s’intégrer au modèle de jeu de l’Atlético et à son entraîneur Diego Mejía en plus de travailler à son développement.
C’est un gardien athlétique qui est confiant avec ses pieds, qui couvre bien l’espace derrière. Il a des grosses qualités sur sa ligne, poursuit Peiser, qui a contribué à son recrutement.
Je veux m’améliorer au quotidien, apprendre de nouvelles méthodes de travail et apprécier un nouveau championnat. Je sais que ça va très très vite [dans la Première ligue canadienne] et j’aime bien les nouveaux challenges, précise Innocent. Je suis là pour apprendre. Je suis surpris de la ville. J’aime beaucoup les entraînements et j’apprends.
La pression de remplacer Nate Ingham
Le nouveau portier de l’Atlético a la grande responsabilité de remplacer l’ancien gardien numéro un Nate Ingham. Le capitaine a quitté le navire ottavien il y a quelques semaines pour se joindre au Cavalry FC de Calgary.
J’ai vu qu’il a fait beaucoup de choses pour ce club. Maintenant, une nouvelle page se tourne. Je suis là pour apporter ce que je peux apporter. Je vais m’inspirer de lui, explique-t-il.
Le jeune homme semble déjà avoir gagné la confiance de ses coéquipiers à l’entraînement. Nate va nous manquer c’est sûr, mais je pense qu’on a pris quelqu’un avec la même capacité que Nate, lance le milieu Gabriel Antinoro, sans se faire prier.
On a vu où il a été formé, dans un des meilleurs clubs au monde. Il a joué avec des gars qui sont des idoles pour nous, il a joué avec Neymar, ajoute Antinoro, admiratif. Il connaît le jeu. Il n’est pas jeune. Ça sera une bonne expérience.
Avec une défensive presque entièrement composée de joueurs francophones, la question linguistique s’est aussi imposée dans le choix du nouveau gardien. On dirait que ça été fait exprès et pris en compte, rigole Peiser. Notre groupe est francophone. Il a joué à l’étranger et a des bases en anglais. Son intégration va vite se faire.
En français, en anglais ou en créole, Garissone Innocent espère simplement progresser et s’installer durablement à Ottawa. Mon but c’est de m’établir. J’ai un contrat de deux ans ici. [Je veux] rester le plus longtemps possible.
Il a un super âge pour la position. Il a de la maturité, mais encore une grosse marge de progression. Son expérience devrait l’aider ici , mais il a déjà un bagage et des expériences accumulées qui devraient l’aider, réitère Peiser, qui espère pouvoir l’aider à aller affronter l’Écosse, le Maroc et le Brésil à la Coupe du monde.
Source de l’article : Radio-Canada



Laisser un commentaire