Automotiv s’attaque au segment premium avec la marque chinoise Exeed

Le leader de la distribution automobile au Maroc, également importateur, continue d’étoffer son portefeuille. Après les marques Soueast, JAC et KGM, le groupe lance le label chinois Exeed, qui vise cette fois le segment du haut de gamme, avec une particularité : une offre 100% électrifiée

Numéro 1 de la distribution automobile au Maroc, le groupe M-Automotiv poursuit sur sa lancée dans sa stratégie d’importateur. Après avoir consolidé son offre avec les marques généralistes Soueast, JAC et KGM, le groupe se tourne désormais vers le segment premium avec le lancement du label chinois Exeed.

Composante de la galaxie du groupe Chery Automobile, cette troisième marque chinoise dans le portefeuille de M-Automotiv arrive avec une ambition claire : proposer une alternative crédible aux constructeurs européens haut de gamme, en jouant la carte d’une image technologique et d’un rapport prix-équipement très compétitif.

Une gamme entièrement électrifiée

Pour son entrée sur le marché, la marque, qui a installé son premier showroom sur le boulevard Al Massira, à Casablanca, propose une gamme composée de trois modèles. Leur point commun ? Tous sont équipés de motorisations électrifiées, entre hybride rechargeable (PHEV) et électrique à prolongateur d’autonomie ou REEV (Range Extended Electric Vehicle).

La gamme s’ouvre avec le RX, un SUV familial animé par une motorisation PHEV combinant un bloc 1,5 l essence de 156 ch à un ou deux moteurs électriques. La version 4×2, dotée d’un unique électromoteur et d’une batterie de 19,43 kWh, affiche une puissance totale de 367 ch et une autonomie en tout électrique de 80 km (WLTP). Sur la déclinaison 4×4, équipée de deux électromoteurs et d’une batterie de 34,46 kWh, la puissance culmine à 605 ch, tandis que l’autonomie zéro émission atteint les 150 km.

La motorisation REEV comme argument technologique

Un cran au-dessus se trouve l’Exeed Exlantix ES, une imposante berline-coupé (4,9 m de longueur) aux faux airs de Porsche Taycan, mue par une motorisation REEV. Déclinaison originale de l’hybride, cette technologie fonctionne selon un principe simple : les roues sont entraînées par un moteur électrique, alors que le moteur thermique qui l’accompagne agit uniquement comme un générateur pour recharger la batterie, éliminant ainsi l’angoisse de l’autonomie – la fameuse Range anxiety – spécifique au 100 % électrique.

Sur la berline chinoise, la puissance atteint 470 chevaux et grâce à une batterie de 40 kWh, l’autonomie s’affiche à 180 km sans solliciter le 1.5 l essence, pour approcher les 1 200 km avec son intervention une fois la « pile » épuisée. On retrouve la même fiche technique et des chiffres d’autonomie voisins sur l’Exeed Extantix ET, le grand SUV aux lignes massives mais élégantes qui clôt la gamme par le haut.

Un positionnement tarifaire agressif

C’est sur le terrain du prix que la marque entend faire la différence. Positionnés entre 379 900 DH (RX Luxury 4×2) et 499 900 DH DH (Exlantix ET Prestige), les modèles Exeed se placent bien en deçà des tarifs pratiqués par leurs pendants chez les marques premium européennes. Et pour enfoncer le clou, les Chinoises misent sur un niveau d’équipement particulièrement généreux, proposant des raffinements souvent en option chez la concurrence. C’est simple : des multiples gadgets de confort aux récents dispositifs de sécurité, en passant par les assistances à la conduite « up to date » , tout ou presque est de série.

Avec un tel accastillage, Exeed entend tester la réceptivité du marché marocain à une offre premium venue de l’Empire du Milieu, comme le font déjà des marques comme Zeekr, Lynx & Co ou encore Rox. Cela suffira-t-il toutefois pour tailler des croupières au triumvirat germanique Audi-BMW-Mercedes, dont l’image est solidement ancrée ? « On voit bien que beaucoup de choses sont en train de changer sur le marché marocain. L’image des marques chinoises, et la qualité de leurs produits comme leur contenu technologique n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient il y a 10 ou 15 ans » , argumente Souhail Houmaini, directeur général de M-Automotiv.

Source de l’article : Le Desk