Crise de la SAMIR : la CDT annonce un sit

La Confédération démocratique du travail (CDT) à la raffinerie SAMIR de Mohammedia a annoncé l’organisation d’un sit-in de protestation de deux heures, prévu le mercredi 11 février 2026, devant l’entrée principale de la raffinerie, située sur la route côtière.

Cette action vise à dénoncer l’avenir incertain de la raffinerie ainsi que la dégradation continue de la situation sociale des salariés et des retraités.

Cette décision fait suite à la tenue de l’assemblée générale des adhérents de la CDT à la Samir, organisée le vendredi 23 janvier 2026 au siège du syndicat, avenue Abdelkrim El Khattabi à Mohammedia, dans le cadre des réunions syndicales périodiques et du débat démocratique interne.

Lors de cette rencontre, le syndicat a dressé un tableau jugé « grave et préoccupant » de la situation de l’entreprise, à l’arrêt depuis 2015 et placée en liquidation judiciaire. La CDT a notamment alerté sur la dégradation avancée des unités de production, la détérioration progressive des équipements et la disparition d’une part importante des actifs matériels.

La centrale syndicale a également dénoncé la perte des droits des salariés ainsi que l’érosion du capital humain et des compétences techniques spécialisées dans le domaine du raffinage pétrolier. Elle tient les gouvernements successifs pour responsables de la situation actuelle de la Samir et appelle à la levée des blocages entravant la mise en place rapide d’un plan de sauvetage de cette infrastructure industrielle stratégique.

Selon la CDT, l’exclusion de la SAMIR de la carte énergétique nationale a entraîné de graves déséquilibres au niveau des stocks et des prix des hydrocarbures, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes et par les défis liés à la transition énergétique.

Le syndicat appelle ainsi à la réhabilitation urgente des installations de production et à leur préparation pour une reprise d’activité avant qu’il ne soit trop tard, tout en mettant en place un programme de préservation des compétences nationales restantes dans le secteur pétrolier.

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Par ailleurs, la CDT insiste sur la nécessité pour les parties concernées, notamment le syndic chargé de la liquidation judiciaire, de respecter les engagements issus du dialogue social avec le syndicat le plus représentatif.

Le syndicat réclame également le règlement des droits en suspens des salariés, en particulier les salaires et les dossiers de retraite, la correction des dysfonctionnements organisationnels internes, ainsi que le respect strict des dispositions légales, des circulaires réglementaires et de la convention collective du travail.

Source de l’article : H24info

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