Comment une usine au Maroc a évité une perte stratégique en France

S’exprimant devant la Commission des affaires économiques le 14 janvier dernier, le dirigeant a soutenu que l’implantation de sites hors de France ne signifie pas nécessairement une désindustrialisation, mais peut au contraire renforcer la compétitivité globale des usines tricolores.

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Pour illustrer son propos, Olivier Andriès a détaillé un épisode survenu en 2017 concernant la production des nacelles de l’Airbus A320. À cette époque, l’avionneur européen envisageait de réintégrer cette activité stratégique en interne, menaçant ainsi l’avenir du site de Safran basé au Havre. Afin de conserver ce contrat très rentable tout en répondant à une forte montée en cadence, l’équipementier devait impérativement réduire ses coûts de production, rapporte l’Usine Nouvelle.

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La solution a consisté à bâtir une usine jumelle à Casablanca, au Maroc, dotée de technologies modernes mais bénéficiant de coûts salariaux moindres. Cette répartition de l’assemblage entre la Normandie et le Maroc a permis à Safran de proposer des tarifs plus compétitifs à Airbus et de maintenir la charge de travail au Havre. « Casablanca nous a permis de sauver Le Havre » , a déclaré le patron de Safran aux sénateurs, précisant que cette stratégie de doublement des sources d’approvisionnement permet également de sécuriser la chaîne logistique face aux tensions géopolitiques.

Source de l’article : Bladi.net