Casablanca : vers une redevance financière pour les grands producteurs de déchets
La commune de Casablanca s’apprête à instaurer une redevance financière à l’encontre des grands producteurs de déchets, en contrepartie du transport de leurs ordures vers la décharge publique.
Cette mesure serait appliquée après pesée des déchets, conformément aux nouvelles orientations prévues dans le projet de cahier des charges du secteur de la propreté de la métropole.
Selon des sources au sein du Conseil communal de Casablanca, ayant pris part à la réunion consultative élargie, tenue jeudi dernier et consacrée à l’examen du nouveau cahier des charges, les élus ont insisté sur la nécessité d’imposer un budget spécifique aux grands producteurs de déchets, notamment les hôtels, restaurants et établissements de restauration rapide.
Ces acteurs sont considérés comme responsables d’une part importante des déchets produits dans la ville, estimée à environ 15 % du volume total généré quotidiennement à Casablanca.
Les mêmes sources indiquent que les conseillers communaux ont également souligné l’importance d’obliger les entreprises chargées de la collecte à disposer de camions équipés de systèmes de pesée, afin de mesurer avec précision les quantités de déchets issues des hôtels, restaurants et « snacks » .
Cette démarche vise à déterminer les volumes réels de déchets produits et à les lier directement au coût financier de leur collecte, de leur transport et de leur traitement, dans une logique de responsabilisation des grands producteurs et d’amélioration de la gouvernance du secteur de la propreté.
Des années d’attente
Cela fait plusieurs années que la commune de la métropole s’efforce de mettre en place une mesure visant à instaurer davantage d’équité dans la gestion des déchets, notamment en faisant contribuer financièrement les grands producteurs tels que les centres commerciaux, les restaurants, les hôtels, les établissements scolaires ainsi que les entreprises disposant de cantines.
Désormais, ces structures devront s’acquitter de frais spécifiques liés à la collecte de leurs déchets, proportionnellement aux volumes produits.
Dans ce cadre, la police environnementale sera mobilisée afin de sensibiliser les opérateurs concernés, de contrôler le respect des dispositions prévues dans le cahier des charges et de veiller à l’application effective des nouvelles règles.
Par ailleurs, un système de suivi en temps réel des opérations de collecte sera mis en place. Les données générées seront archivées au sein d’une base numérique centralisée, accessible à la fois aux délégataires du service de propreté et à la commune, dans un objectif de transparence, de traçabilité et d’amélioration continue du service.
Vers l’adoption d’un nouveau cahier des charges
Notons que cette réunion intervient dans le cadre des préparatifs en vue de l’adoption du nouveau cahier des charges, lequel vise à améliorer la gouvernance du secteur de la propreté, à rehausser la qualité des services rendus aux citoyens et à renforcer l’efficacité de la gestion, conformément aux attentes des habitants de la capitale économique et aux exigences de l’environnement urbain.
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La rencontre a connu la présentation d’un exposé détaillant les principales dispositions du projet. Elle a été suivie d’un débat ouvert entre les membres du conseil ayant permis d’enrichir le document à travers les observations et propositions formulées, tout en consolidant les principes de transparence et de concertation dans la prise de décision.
Ce nouveau cahier des charges constituera la clé du processus de réforme et de modernisation du secteur de la propreté à Casablanca, un domaine étroitement lié à la qualité de vie, à la santé publique et à la protection de l’environnement, dans un contexte marqué par des défis croissants en matière de gestion urbaine et de services communaux.
Source de l’article : H24info



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