Écoles françaises au Maroc : la hausse des frais explose dès la prochaine rentrée

Cette décision est justifiée par les autorités françaises par un désengagement financier de l’État et un besoin de combler un déficit structurel. Concrètement, une part croissante de la charge financière est transférée aux familles pour financer les pensions de retraite et les avantages des enseignants expatriés. Le point de friction majeur réside dans l’utilisation de ces fonds : les sommes collectées sont intégralement transférées vers la France. Elles ne sont pas réinjectées dans les infrastructures locales, les programmes pédagogiques ou l’amélioration des conditions d’enseignement, laissant les pôles comme Rabat–Kénitra sans bénéfice direct de cet effort financier.

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L’incompréhension des parents est d’autant plus vive que ces frais annuels d’inscription n’existent ni dans le secteur public ou privé en France, ni au sein du réseau de l’Office scolaire et universitaire international (OSUI). De plus, des charges qui incombaient auparavant à l’ambassade de France, telles que la gestion du bureau des examens ou les salaires d’agents administratifs diplomatiques, sont désormais intégrées aux frais de scolarité payés par les familles marocaines.

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Le mode de gouvernance est également pointé du doigt, les décisions étant perçues comme déconnectées de la réalité locale car prises directement à Paris. Le projet de reconstruction du collège Saint-Exupéry à Rabat illustre ce décalage : le budget est passé de 6 à 18 millions d’euros sans que les travaux ne débutent, alors que les élèves continuent d’étudier dans des locaux provisoires inadaptés. Cette gestion comptable commence à produire des effets visibles sur le terrain :

• Une baisse des effectifs de l’ordre de 3 % par an.

• La fermeture annoncée de l’école Ronsard à Rabat et de certaines classes.

• La disparition d’options et de filières stratégiques comme les classes préparatoires.

• L’augmentation de la taille des classes, dépassant désormais les 28 élèves.

Cette situation a fini par briser le contrat de confiance entre l’institution et les familles. Les parents dénoncent une dégradation globale du service, marquée par des absences d’enseignants non remplacées et des grèves répétées, sans aucune compensation. Le sentiment dominant est celui d’une justice à deux vitesses, où les familles au Maroc sont sollicitées pour éponger les dettes d’un système dont elles ne contrôlent plus les orientations, ni la transparence financière.

Source de l’article : Bladi.net

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