Tomates : pourquoi le Maroc est en train de gagner la guerre des prix face à l’Espagne

Ce regain d’activité commerciale s’est intensifié en plein cœur des négociations visant à inclure les produits du Sahara dans les accords préférentiels avec l’UE, fait remaquer El Debate. Malgré les débats juridiques récents, l’Europe a choisi de faciliter l’entrée des tomates et des melons issus de cette région, une décision qui inquiète les producteurs espagnols. Ces derniers ne s’opposent pas au libre-échange, mais dénoncent des règles de jeu inégales : les coûts de main-d’œuvre marocains sont nettement plus bas et les normes sur les produits phytosanitaires moins contraignantes qu’en Europe.

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre janvier et octobre 2025, l’Espagne a importé plus de 65 000 tonnes de tomates du Maroc, soit une augmentation de plus de 54 % par rapport à l’année précédente. Ce basculement a permis au Maroc de dépasser l’Espagne en tant que deuxième fournisseur de tomates pour l’ensemble de l’Union européenne. La tomate cerise est l’exemple le plus frappant de cette domination : comme elle nécessite une récolte manuelle minutieuse, l’avantage économique du Maroc est massif face à une production européenne de plus en plus coûteuse à maintenir.

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Pendant que les ventes espagnoles reculent de plus de 35 % par rapport à leurs records historiques, le Maroc continue de gagner du terrain. L’Union européenne accompagne d’ailleurs ce développement en finançant des infrastructures stratégiques au sud du Royaume. Ces investissements visent à soutenir la création de 5 000 hectares de serres, ainsi que des usines de dessalement d’eau et des parcs éoliens autour de Dakhla. Ce soutien européen à la modernisation agricole marocaine confirme que la tomate est devenue un enjeu diplomatique et économique majeur dans les relations entre les deux rives de la Méditerranée.

Source de l’article : Bladi.net