« La demande n’a jamais été aussi forte » : un nombre record de passagers en 2025, à l’aéroport de La Rochelle
Ce qui place La Rochelle dans « le club restreint des aéroports qui connaissent une forte dynamique de développement » , relève Thomas Juin. Le directeur général du syndicat mixte départemental est également président du syndicat des aéroports français. Il constate, donc, que « la plupart des sites n’ont toujours pas retrouvé leur niveau d’activité de 2019 » .
Porto, le retour ?
Mais la demande en transports aériens à partir du tarmac rochelais « n’a jamais été aussi forte. Les vols vacances font le plein. Et on nous demande souvent quand est-ce qu’on va ouvrir des lignes sur Nice, Strasbourg, Mulhouse, Ajaccio, Agadir au Maroc, l’Espagne ou l’Italie… » Aucune de ces destinations n’est pour l’heure au programme des vols de janvier à octobre.
Mais « on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise » , assure Gérard Pons qui a bon espoir, en tout cas, que Ryanair relance la ligne sur Porto interrompue cet hiver pour des raisons de hausse de la fiscalité française sur les transports aériens mais également de pénurie d’avions disponibles pour les compagnies. Pénurie qui devrait se réduire en 2027 et ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement d’un aéroport qui a reçu moins d’avions en 2025 (28 % de décollages et atterrissages en moins), mais plus gros et mieux remplis.
L’ensemble de l’activité génère des retombées économiques locales évaluées, par un cabinet indépendant, à 48 millions d’euros
Le low cost demeure son moteur avec Ryanair et easyJet. Mais la France constitue désormais clairement le premier marché, devant les îles britanniques, et Marseille la première destination avec 49 496 passagers. Marrakech, lancée à l’été 2024, est la quatrième meilleure ligne avec 34 109 passagers et un taux de remplissage de 89,2 %.
L’ensemble de l’activité génère des retombées économiques locales évaluées, par un cabinet indépendant, à 48 millions d’euros pour 2025. Ce qui permet de réduire la contribution publique à l’équilibre budgétaire de la structure de 3 à 2,3 millions d’euros et même 1,7 million (600 000 euros servent en effet chaque année à racheter le site à la Chambre de commerce et d’industrie).
Bois de la Faucherie
Source de l’article : Sud Ouest



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