Société civile : Fès-Meknès en première ligne du programme Nassij

Plus de 1.300 acteurs associatifs de la région Fès-Meknès ont bénéficié du Programme national de renforcement des capacités managériales et institutionnelles des associations, une initiative inscrite dans la stratégie « Nassij » 2022–2026. Elle ambitionne de professionnaliser l’action associative et de renforcer son rôle dans le développement territorial.

La région Fès-Meknès s’impose comme un terrain d’expérimentation réussi de la montée en compétences du tissu associatif national. Plus de 1.300 acteurs issus de 359 associations ont bénéficié du Programme national de renforcement des capacités managériales et institutionnelles des associations, un chantier structurant porté par le ministère délégué chargé des Relations avec le Parlement et la société civile. Déployée sur deux années, cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale « Nassij » 2022-2026, qui ambitionne de repositionner durablement la société civile en tant qu’acteur central du développement territorial.

Une vision royale traduite en action de terrain

Présidant la rencontre de clôture du programme, Chafiq El Ouedghiri, secrétaire général du ministère, a souligné que cette initiative constitue une concrétisation de la Haute vision royale faisant de la société civile un partenaire stratégique du processus de développement.

L’expérience de Fès-Meknès a permis, selon lui, d’établir un lien opérationnel entre la formation théorique et les réalités du terrain, en dotant les associations de compétences managériales et juridiques adaptées aux exigences actuelles de gouvernance.

Au-delà du nombre de bénéficiaires, le programme s’est distingué par sa méthodologie. La formation de formateurs et la création de pôles régionaux de compétences ont permis d’ancrer durablement les acquis et d’assurer leur diffusion à l’échelle provinciale.

Cette approche progressive a favorisé la transformation des connaissances en projets concrets, portés par des associations désormais mieux structurées et plus efficaces au service des citoyens.

Une mobilisation institutionnelle élargie

La réussite de cette première phase repose également sur une forte mobilisation des partenaires institutionnels et associatifs. La wilaya de la région Fès-Meknès, le Conseil régional, la Fondation Konrad Adenauer et l’Association marocaine de solidarité et de développement ont contribué à la mise en œuvre coordonnée des différentes étapes du programme, dans un esprit participatif salué par l’ensemble des intervenants.

Pour Halima Zoummi, vice-présidente du Conseil régional Fès-Meknès, ce programme constitue un véritable acquis pour la région. Elle a insisté sur l’importance de la formation comme levier d’amélioration des performances des associations, appelées à jouer un rôle accru dans la conception, le suivi et l’évaluation des projets de développement territorial.

Fès-Meknès, un laboratoire associatif à vocation nationale

De son côté, Fouad Qamouta, coordinateur de projets à la Fondation Konrad Adenauer – Bureau Maroc, a souligné que le choix de Fès-Meknès comme région pilote reposait sur le potentiel humain et l’engagement du tissu associatif local. Parmi les réalisations structurantes figurent la création d’un pôle de compétences associatives régional et l’édition d’un kit pédagogique destiné à accompagner durablement les acteurs de terrain.

Vers une généralisation à l’échelle nationale

La présidente de l’Association marocaine de solidarité et de développement, Karima Benjelloun Touimi, a mis en avant l’impact concret des formations sur la capacité des associations à assumer pleinement leur rôle dans le développement local.

Fort de cette expérience pilote, le programme est appelé à être étendu à plusieurs régions du Royaume, avec l’ambition d’en faire une référence nationale en matière de professionnalisation de l’action associative.

L’intégration prochaine des contenus pédagogiques au portail « Tacharokia.ma » devrait par ailleurs élargir l’accès à ces formations et renforcer, à l’échelle nationale, une société civile désormais mieux outillée pour accompagner les transformations du pays.

S.N. / Les Inspirations ÉCO

Source de l’article : leseco.ma