Finale Maroc-Sénégal: Voici le « cadeau » arbitral offert au Sénégal
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal a basculé dans la controverse à la suite d’une séquence arbitrale qui a profondément marqué le cours de la rencontre et enflammé le débat sportif africain. Une situation qui, selon de nombreux observateurs, a révélé une perte de contrôle progressive du match par le corps arbitral.
L’action à l’origine de la polémique intervient après une faute signalée sur Achraf Hakimi. L’arbitre central, Jean-Jacques Ndala, siffle l’infraction, interrompant logiquement le jeu. Dans la continuité de l’action, les joueurs marocains, ayant clairement entendu le coup de sifflet, cessent naturellement de jouer. Malgré cela, l’attaque sénégalaise poursuit l’action et parvient à inscrire un but.
Ce but sera finalement annulé par l’arbitre, au motif d’une faute de poussée commise sur le défenseur marocain Achraf Hakimi juste avant la frappe décisive. Une décision confirmée par les arbitres assistants vidéo (VAR), mais vivement contestée par les joueurs sénégalais, qui estiment que l’action aurait dû être validée.
Pour plusieurs analystes, la confusion trouve son origine dans le coup de sifflet initial. Si le jeu n’avait pas été interrompu, les défenseurs marocains auraient poursuivi l’action normalement et dégagé le ballon sans difficulté. À l’inverse, le fait d’avoir sifflé tout en laissant l’action se prolonger a placé les joueurs dans une situation ambiguë, créant un motif de contestation évitable. Conformément aux lois du jeu, l’action aurait dû être arrêtée immédiatement et reprise par un coup franc en faveur du Maroc.
Cette séquence a contribué à tendre davantage une rencontre déjà électrique. Peu après, l’arbitre accorde un penalty en faveur du Maroc, jugé régulier et conforme au règlement, après une faute sur Brahim Díaz. Une décision qui a servi de déclencheur à des scènes de tension extrême, marquées par des protestations virulentes sur le terrain.
Ces événements ont rapidement dégénéré, avec des actes de désordre impliquant joueurs et membres de l’encadrement, avant de se propager aux tribunes. Des actes de vandalisme et des agressions visant d’autres supporters ainsi que le personnel de sécurité ont été signalés, conduisant finalement au retrait de la sélection sénégalaise de la rencontre.
Au regard de la réglementation en vigueur, ce retrait expose le Sénégal à de lourdes sanctions disciplinaires de la part de la Confédération africaine de football (CAF), voire des instances internationales. Celles-ci pourraient aller d’un retrait du titre à des suspensions sévères, pouvant même affecter la participation à de futures compétitions majeures, y compris les qualifications pour la Coupe du monde 2026.
Cette finale, qui devait être une célébration du football africain, soulève désormais des questions majeures sur la gestion arbitrale des matchs à haute tension et sur la responsabilité des acteurs dans la préservation de l’esprit sportif et de la sécurité des compétitions continentales.
Source de l’article : Industrie du Maroc



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