Morgen Mao : « Nous concentrons nos activités sur cinq axes principaux »

Morgen Mao

Représentant de la plateforme et gestionnaire de fonds d’investissement chinois

La région Fès-Meknès suscite un intérêt croissant pour les investisseurs internationaux, grâce à sa position stratégique entre l’Afrique et l’Europe. Morgen Mao, représentant d’une plateforme chinoise de fonds d’investissement, y voit un terrain propice au déploiement de projets en robotique et technologies biomédicales. Ses initiatives visent également à créer des synergies avec les TPME locales et à favoriser la montée en gamme des filières traditionnelles. L’accueil des acteurs régionaux et la qualité des infrastructures renforcent ce potentiel d’investissement.

Cette mission constitue le premier contact de votre région avec le marché marocain. Quelle lecture faites-vous du positionnement de Fès-Meknès après ces échanges ?

L’invitation de la Chambre de commerce a suscité notre intérêt malgré la période chargée du Nouvel An chinois. Les discussions avec les responsables de la commune et les acteurs économiques locaux ont confirmé une posture stratégique déterminante.

Le Maroc apparaît clairement comme un point de liaison central entre le continent africain et le marché européen. Cette position géographique offre une porte d’entrée incontournable pour les investisseurs internationaux. La qualité de l’accueil et la vision présentée par les instances régionales nous confortent dans l’idée d’établir des relations d’affaires durables avec ce territoire.

Vos fonds d’investissement ciblent des domaines de haute technologie. Quels projets concrets pourraient émerger de cette coopération ?

Nous concentrons nos activités sur cinq axes principaux dont l’intelligence artificielle, la robotique, la cybersécurité, la technologie biomédicale et la sécurité minière.

Deux projets retiennent particulièrement notre attention concernant le marché marocain. Le premier concerne le déploiement d’un cluster dédié aux robots de service et industriels, un secteur où nous disposons déjà d’accréditations sur les marchés américain et européen. Le second projet porte sur la détection médicale et la production de tests réactifs.

Nous cherchons activement de nouveaux sites d’implantation industrielle hors d’Asie, et le Maroc figure désormais parmi les options sérieuses pour accueillir ces unités de production.

Le tissu économique local se compose majoritairement de TPME opérant dans des secteurs traditionnels. Comment envisagez-vous les synergies avec ces structures ?

La prédominance des petites et moyennes entreprises témoigne d’une dynamique de marché positive et d’une grande liberté économique. L’apport de nos solutions technologiques vise à permettre une montée en gamme des secteurs traditionnels tels que l’artisanat, le cuir ou l’agriculture. Il existe une complémentarité évidente entre nos marchés.

L’intégration de l’innovation dans ces filières historiques peut générer une forte valeur ajoutée. Nous notons également la présence d’un écosystème universitaire dense qui assure la disponibilité d’une ressource humaine qualifiée, condition indispensable pour réussir ce transfert de compétences et cette transition technologique.

M.I. / Les Inspirations ÉCO

Source de l’article : LesEco.ma