comment le gardien sénégalais a fait craquer Brahim Diaz

Le scénario s’est joué bien au-delà des limites du terrain, explique un expert au New York Times. Dès l’instant où le penalty a été sifflé, le match a basculé dans l’irréel avec une interruption de seize minutes provoquée par la protestation du Sénégal. Cette attente interminable n’était pas un hasard, mais le premier outil d’un sabotage psychologique destiné à instaurer le doute chez le tireur. En restant loin de sa ligne, Edouard Mendy a forcé Brahim Diaz à ruminer son geste, brisant l’automatisme nécessaire à une exécution fluide. Chaque seconde supplémentaire grignotait la confiance du joueur marocain, le forçant à sortir de sa zone de confort pour entrer dans un état de réflexion consciente, souvent fatal dans cet exercice.

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La tension est montée d’un cran lorsque les joueurs sont revenus sur la pelouse de Rabat. Au milieu de la cohue, Mendy et son coéquipier El Hadji Malick Diouf ont utilisé leurs crampons pour dégrader discrètement le point de penalty, rendant la surface irrégulière sous les yeux de l’arbitre. Cette manœuvre, bien que sanctionnée par un carton jaune, a atteint son but en forçant Diaz à se concentrer sur son équilibre et la stabilité de ses appuis plutôt que sur sa frappe. L’intervention de l’arbitre pour remettre le terrain en état a provoqué une nouvelle pause, morcelant encore davantage la routine du tireur qui voyait son environnement devenir hostile et imprévisible.

Le duel s’est ensuite transformé en une confrontation collective. Sadio Mané s’est joint à son gardien pour encercler Brahim Diaz, lui adressant des paroles intrusives et des conseils factices. Ce n’était plus un face-à-face classique, mais une épreuve de force où le tireur se sentait de plus en plus isolé face à une équipe entière. Mendy a continué ses allers-retours vers l’arbitre, ajustant ses gants et refusant d’être prêt, tout en bougeant de manière erratique sur sa ligne pour ne jamais offrir de repère visuel fixe. Cette agitation constante a fini par saturer l’attention de l’attaquant, le poussant à choisir une solution d’évitement.

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Le dénouement a illustré l’efficacité de cette guerre d’usure. Épuisé par l’attente et les provocations, Brahim Diaz a finalement opté pour une Panenka hésitante, signe d’une volonté de fuir le choix binaire entre la gauche et la droite. Ce geste, qui aurait dû être un acte d’audace, n’était qu’un symptôme de sa déstabilisation profonde. Edouard Mendy, resté lucide malgré sa propre mise en scène, a capté le ballon sans effort, scellant ainsi le sort de la rencontre avant que le Sénégal ne s’impose en prolongation. Cette démonstration prouve, selon la même source, que dans l’exercice périlleux du penalty, le contrôle du temps est souvent l’arme la plus redoutable.

Source de l’article : Bladi.net