Après la finale polémique de la CAN, Vanessa Le Moigne ne souhaite plus couvrir le football sur beIN Sports

« Merci le foot pour les rencontres… pour les beaux moments mais next. Fin de saison, j’arrête et maintenant je me sens libérée. » En une publication sur son compte Instagram, dans la nuit de mercredi à jeudi, la journaliste de beIN Sports Vanessa Le Moigne a annoncé sa volonté de ne plus couvrir le football sur la chaîne. Avant cela, la présentatrice de la dernière Coupe d’Afrique des Nations avait relayé une série de messages extrêmement violents et insultants reçus sur ses réseaux sociaux depuis la diffusion de la finale de la CAN : Sénégal-Maroc (1-0, a.p.).

Même si Vanessa Le Moigne a toujours dénoncé ces vagues de harcèlement numérique, la dernière a été la conséquence de la publication, en ligne, d’un extrait de son interview d’après-match d’Édouard Mendy. On entend la journaliste féliciter le gardien de but sénégalais, avant de rebondir sur les débordements vécus au stade après le penalty accordé au Maroc à la fin du temps réglementaire : « En même temps j’hésite à vous dire félicitations, je vais vous laisser commenter tout ce qui s’est passé sur la fin, c’est dramatique en fait » . Cette question, et celle sur un possible arrangement au moment du penalty de Brahim Diaz entre les deux sélections pour éviter des débordements au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, n’a pas plu au portier d’Al-Ahli et à plusieurs supporters. « À ce moment-là, je ne sais pas si les deux jeunes que j’ai vu sortir sur une civière, inanimés, sont en vie, a expliqué la présentatrice dans sa série de posts sur Instagram, qui regrette le manque de contexte apporté à la séquence. Je ne parle pas de football. Des supputations d’arrangement pour la » paix « circulent sur les réseaux. Je dois poser les questions et cette question-là sur le penalty pour que la réponse de l’un des acteurs existe. » Un dégoût du milieu du football

Au-delà des messages reçus sur les réseaux sociaux, c’est un dégoût du milieu du football, qu’elle couvre à temps plein depuis six ans, qui aurait poussé la journaliste de 43 ans à faire ce choix. Notamment en raison du manque de soutien de ses confrères, après des critiques sur son professionnalisme et sa manière d’exercer le métier. « Que les supporters ne comprennent pas, c’est ok !, indique-t-elle dans un de ses posts. Mais mes amis, mes » pairs « à l’affût de mon moindre fourchage de langue depuis des années : ils sont meilleurs visiblement. Sans aucun doute ! Je leur laisse la place. » « La Ligue 2 n’a pas besoin de moi mais je finis ce que j’ai commencé et après je fais autre chose. S’il y a autre chose à faire. » La journaliste, installée sur le Championnat de L2 après son retour de congé maternité l’été dernier, doit présenter le match Guingamp-Troyes ce samedi, à 14 heures. « Merci d’éviter les panenka, je prendrais ça comme une provocation » , a-t-elle conclu dans une note d’humour.

Contactée, la chaîne a précisé « ne pas commenter les prises de parole individuelles de nos collaborateurs sur leurs réseaux sociaux. Nous condamnons avec la plus grande fermeté, aujourd’hui comme par le passé, toutes les formes d’attaques visant les collaborateurs de beIN Sports » .

Source de l’article : L'Équipe