Influencé par le paysage naturel et architectural de sa ville natale Assilah Art éphémère : Khalil El Ghrib présente ses nouvelles créations à Tanger

Exposition

C’est l’occasion pour les Tangérois et les visiteurs de la ville de découvrir le style original de cet artiste atypique qui fait des objets (carton, bois, des ficelles, clous rouillés, …) glanés au bord de la mer ou dans les rues, la matière pour ses œuvres.

Les jardins des bâtiments historiques du consulat général de France à Tanger abritent jusqu’au vendredi 30 janvier le vernissage de l’exposition de Khalil El Ghrib. C’est l’occasion pour les Tangérois et les visiteurs de la ville de découvrir le style original de cet artiste zaïlachi, dont la source d’inspiration est son environnement naturel. Cette exposition figure parmi une semaine de célébrations prévues, dans le cadre de l’inauguration officielle du nouveau siège de l’Institut français de Tanger (IFT) dans le consulat général de France.

L’équipe de l’IFT a choisi l’installation de l’exposition dans un bel espace de cet édifice historique, où se mêle l’art à la nature. Elle ambitionne d’attirer un large public de tout âge pour admirer les nouvelles créations de Khalil El Ghrib. Comme à son habitude, cet artiste atypique présentera ses œuvres, réalisées dans son atelier d’Assilah, avec du carton, du bois, des ficelles, des clous rouillés, … Ces objets sont ramassés pendant ses promenades au bord de la mer ou dans les rues de sa ville natale. Comme beaucoup d’artistes zaïlachis, Assilah demeure sa source d’inspiration pour la plupart de ses œuvres. Enseignant d’arabe à la retraite, Khalil El Ghrib réalise avec passion et grand amour ses œuvres qu’il ne signe pas et ne vend pas.

Né à Assilah en 1948 dans l’ancienne médina, qui regorge de galeries et d’ateliers, dont le sien, il a découvert son penchant pour l’art dès son enfance. Agé d’à peine 16 ans, il a participé à sa première exposition collective, suscitant en lui la confiance et l’enthousiasme d’aller plus loin dans son rêve d’artiste. Le jeune Khalil El Ghrib a voulu se distinguer des autres, en forgeant son propre style. Influencé par le paysage naturel et architectural de sa ville natale, il a choisi de faire des objets glanés dans la nature la matière pour ses œuvres éphémères. Il a réussi avec le temps à susciter l’admiration parmi les artistes et hommes de lettres, dont son ami Edmond Amran El Maleh. Connu de son vivant par son amour pour Assilah et ses habitants, ce grand écrivain a consacré beaucoup de textes et un livre sur l’œuvre et la vie de cet artiste qu’il a intitulé « L’œil et la main » . Il est très sollicité pour partager son expérience typique avec le public. Il a à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives organisées au Maroc ainsi que dans d’autres pays comme la Suisse, la France, l’Espagne, l’Italie et l’Angleterre.

En plus de l’exposition de Khalil El Ghrib, le programme de l’inauguration officielle au nouveau siège de l’IFT comprend également le vernissage de celle de photographies aériennes prises dans les années 1950 et au début de l’indépendance (issues de la collection de la maison de la photographie à Marrakech), une rencontre avec Tahar Ben Jelloun qui présentera son nouveau livre « Pigiste au Monde » , le concert de Thierry Beaucoup et Halima El Gourd (fille du célèbre maâlem tangérois Abdellah El Gourd) ainsi que d’autres activités, prévues en rapport avec l’objectif de cette semaine de célébration.

Source de l’article : Aujourd'hui le Maroc