OM-Liverpool : une soirée de gala qui tombe à pic pour Marseille
« Ce match peut changer la saison en Ligue des champions » . Roberto de Zerbi en convient lui-même. La réception de Liverpool, mercredi 21 janvier, est un moment charnière pour l’Olympique de Marseille. Face aux Reds, ses protégés ont l’occasion d’assurer une qualification pour les barrages, a minima, en cas de victoire contre Liverpool. Le peuple olympien espère regoûter à la saveur de matchs à élimination directe en C1 pour la première fois depuis 14 ans. Le choc face au champion d’Angleterre permettra aussi de fixer le niveau réel de l’OM, extrêmement irrégulier cette saison.
Capable de regarder le Real Madrid dans les yeux à Santiago Bernabeu (1-2), de battre le PSG en Ligue 1 (1-0), l’équipe de De Zerbi s’est aussi effondrée à Lisbonne contre le Sporting (1-2) et, plus récemment, est passée complètement à côté de sa réception de Nantes (0-2). Elle cherche encore un match référence sur la scène européenne, abouti de bout en bout pendant 90 minutes. Si elle reste sur deux succès d’affilée en C1 (2-1 contre Newcastle, 3-2 contre l’Union Saint-Gilloise), de gros temps faibles ont failli faire basculer l’issue de la soirée.
Des Reds loin d’être flamboyants « On a les qualités pour mettre Liverpool en difficulté. On aura du mal, on devra se sacrifier, mais on en est capables. Il faut trouver l’équilibre entre la confiance en soi, qui ne doit jamais manquer, et l’humilité, a prévenu l’entraîneur italien. Je n’ai jamais préparé un match pour faire match nul. Donc on vient pour gagner » . Presque vainqueur du PSG lors du Trophée des champions (2-2) puis extrêmement prolifique contre Bayeux en Coupe de France (9-0) et face à Angers (5-2), l’OM peut s’appuyer sur une dynamique positive au moment de croiser un cador anglais très inhibé et largement décevant.
Malgré 482 millions d’euros investis sur le marché des transferts l’été dernier (d’après Transfermarkt), les Reds ont vécu une première partie de saison délicate. Ils comptent une défaite de plus que sur l’intégralité de l’exercice précédent (neuf en 56 matchs en 2024-2025 contre 10 en 32 rencontres cette saison) et accusent un retard qui paraît déjà irrémédiable sur le leader de la Premier League, Arsenal (14 points). La formation d’Arne Slot ne perd plus depuis le 26 novembre mais ne gagne pas beaucoup plus. Elle reste sur quatre matchs nuls d’affilée en Premier League. Les rumeurs d’un probable licenciement d’Arne Slot fleurissent en même temps que le hashtag #SlotOut. « On ne peut pas sous-estimer le champion d’Angleterre, une équipe fantastique, avec des joueurs fantastiques, mais notre ambition est de jouer ces matchs en montrant qu’on veut les gagner » , a tempéré Pierre-Emile Hojbjerg, le milieu phocéen, en conférence de presse. Liverpool reste un grand d’Europe, détenteur de six titres en Ligue des champions. Il ne faut pas perdre de vue que les Reds affichent un meilleur bilan que l’OM dans cette campagne de C1 (12 points contre 9).
L’OM presque au complet
Une qualification via le Top 8 est toujours largement à la portée des Reds qui sont à égalité de points avec le sixième, l’Inter. Si tout le monde se souvient de la victoire de Marseille à Anfield en 2007, avec le but fantastique de Mathieu Valbuena, l’OM reste depuis sur trois défaites de rang contre Liverpool (0-4, 1-2 et le dernier 0-1 en novembre 2008). Pour toutes ces raisons, les Reds restent les clairs favoris du choc de ce mercredi.
Mais Marseille abordera la rencontre avec un effectif quasiment au complet. Seul Nayef Aguerd, tout juste battu en finale de la CAN avec le Maroc, manque à l’appel. Les retours récents d’Amine Gouiri, de Hamed Traoré et Facundo Medina ont été remarqués. En face, le Français Ibrahima Konaté est forfait. Dernier atout en faveur de l’OM : la ferveur du Vélodrome. « On m’a dit que les demandes de billets permettraient de remplir deux Vélodromes » , s’est amusé De Zerbi à la veille du match. Le stade va mettre ses habits de fête et on doit être à la hauteur, montrer de la personnalité, de la dignité, de l’envie « .
Source de l’article : France Info



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