Migrants refoulés vers le Niger : l’Algérie bat un nouveau record d’expulsions en 2025
En 2025, l’Algérie a continué sa politique d’expulsion massive des migrants vers le Niger, atteignant de nouveaux records. Ces migrants sont sauvagement abandonnés dans le désert, au « point zéro » à la frontière algéro-nigérienne, où ils se retrouvent à marcher au minimum 15 kilomètres pour atteindre la frontière.
Plus de 34 000 migrants ont été refoulés d’Algérie vers le Niger en 2025, selon un rapport publié lundi par l’ONG nigérienne Alarme Phone Sahara (APS). L’organisation qui suit les questions migratoires dans le pays, a indiqué que les expulsions menées à grande échelle par les autorités algériennes, se font dans des conditions « toujours précaires » .
Dans une atteinte flagrante à la dignité humaine, les autorités algériennes, continuent d’abandonner des migrants dépouillés de leurs moyens de subsistance dans un désert aux conditions climatiques peu clémentes en cet hiver où les températures passent sous la barre du zéro le soir.
Parmi les personnes lâchées dans le désert, figurent des femmes et des mineurs, qui se trouvent obligés à marcher des kilomètres sous des températures extrêmes, en les exposant à la déshydratation, aux maladies et à la mort.
Les témoignages des migrants ayant réussi à quitter le territoire algérien, considéré comme une étape, avant d’aller au Maroc, et espérer ensuite regagner l’Europe, attestent tous d’avoir vécu un enfer en Algérie.
Ces pratiques constatées, contrastent avec le discours algérien se revendiquant défenseur des causes humanitaires et des peuples opprimés, des causes qui semblent ne s’appliquer qu’au Sahraouis au vu des visées expansionnistes de l’Algérie sur les terres du sud marocain.
L’Algérie mène cette politique de refoulement de manière intense depuis 2014, et concerne principalement des ressortissants nigériens, mais aussi de nombreux migrants originaires d’autres pays africains, parmi lesquels figurent des femmes et des mineurs.
Mais les chiffres enregistrés en 2025, dépassent tous les records précédents. Les chiffres indiquaient déjà 31.404 expulsions en 2024, et 26.031 en 2023, soit toujours des chiffres en hausse.
L’ONG nigérienne a indiqué que 34.236 personnes ont été expulsées d’Algérie dans des convois officiels et non officiels entre janvier et décembre 2025, tout en précisant que le chiffre pourrait être inférieur à la réalité, faute de mécanismes de recensement fiables.
Les autorités nigériennes, en difficulté sécuritaire, avaient mis en garde contre l’afflux massif de migrants étrangers dans leur pays au cours de l’année précédente.
Elles ont indiqué avoir sollicité l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) afin de faciliter le retour des migrants vers leurs pays d’origine.
Alors que l’Algérie fait déjà face à des problèmes avec tous ses voisins, à cause de sa politique de haine, de propagande et de dissension, le problème frontalier avec le Niger risque d’éclater vers un conflit de plus grande ampleur, s’il n’est pas maitrisé.
Pour l’Algérie, c’est un autre risque diplomatique cette fois qui le menace. La répétition de ces refoulements expose l’Algérie aux critiques des ONG, des agences onusiennes et de partenaires internationaux, surtout qu’ils se font sans garanties minimales (abri, eau, soins, information), réduisant les migrants à une simple variable de gestion sécuritaire.
Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc



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