Brahim Diaz sévèrement condamné
La mort dans l’âme, le cœur meurtri, Brahim Diaz a présenté ses excuses au Maroc ce lundi via les réseaux sociaux: « Hier, j’ai échoué et j’en assume l’entière responsabilité. Je vous présente mes excuses les plus sincères. » Dimanche soir, au bout du temps additionnel de la finale de la CAN et après un gros quart d’heure d’interruption lié à la colère des Sénégalais sur le penalty sifflé en faveur des Lions de l’Atlas, le joueur du Real Madrid a loupé la balle de sacre, tentant une panenka osée mais manquée facilement captée par Edouard Mendy. « On a le droit de rater un pénalty mais, en pareil cas, je suis catégorique et je n’ai aucune complaisance, tonne ce jour Hervé Renard, le sélectionneur de l’Arabie saoudite, dans un entretien accordé au Parisien. C’est un manque de respect pour tout un pays et tout un peuple en quête d’un succès depuis 50 ans ! » Le Maroc n’ayant plus soulevé la CAN depuis 1976 en effet. « Toutes proportions gardées, j’ai d’ailleurs vécu la même chose à la Coupe arabe face au Maroc. L’un de mes joueurs, Abdullah Al-Hamdan, a totalement raté sa panenka, narre le technicien français, lui-même ancien sélectionneur du Maroc (de 2016 à 2019) et deux fois lauréat de la CAN avec la Zambie (2012) et la Côte d’Ivoire (2015). Je lui ai demandé de m’accompagner ensuite en conférence de presse et de présenter ses excuses. » Renard aurait « peut-être pété un plomb » « Si ça s’était produit en finale de CAN, j’aurais peut-être pété un plomb » , note encore Hervé Renard, qui comprend ainsi l’agacement manifeste du sélectionneur marocain Walid Regragui face à l’échec décisif de son meilleur atout offensif présumé. Un Brahim Diaz qui a tout de même fini meilleur buteur de la compétition, avec cinq réalisations à son crédit.
En conférence de presse ce lundi, le coach du PSG Luis Enrique pour sa part s’était montré bienveillant à l’égard du malheureux Merengue: « Je connais bien Brahim, parce que je l’avais sélectionné en équipe d’Espagne, et je voudrais dire que c’est du sport, rien de plus. Il faut montrer qu’on peut gagner, et qu’on peut perdre. Il ne faut pas aller dans l’excès, il n’a rien fait de mal, il n’a assassiné personne. »
Source de l’article : Sports.fr



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