Lutte anti-drogue : plus de 4 millions de comprimés psychotropes saisis au Maroc en trois ans

Lutte anti-drogue : plus de 4 millions de comprimés psychotropes saisis au Maroc en trois ans

La lutte contre le trafic de drogues et de substances psychotropes demeure une priorité nationale au Maroc. Au cours des trois dernières années, plus de 4 millions de comprimés psychotropes ont été saisis par les autorités marocaines, principalement issus de la contrebande depuis des pays voisins. Ces chiffres ont été révélés lundi à Casablanca par le préfet de police Taoufik Sayerh, chef de l’Institut des sciences forensiques de la sûreté nationale, lors du 5ᵉ Symposium international des directeurs des laboratoires d’analyse médico-légale des drogues.

Une menace croissante pour la santé publique et la sécurité

Selon la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), la consommation de drogues constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, aux répercussions sociales, économiques et sécuritaires importantes. Rien qu’en 2025, plus de 1,6 million de comprimés ont été interceptés, marquant une hausse de 10% par rapport à l’année précédente.

Cette progression s’explique notamment par l’apparition de nouvelles substances psychoactives, la sophistication des réseaux criminels et le rajeunissement des consommateurs.

Taoufik Sayerh a également mis en garde contre les liens avérés entre les trafiquants de drogue et des acteurs non étatiques, y compris des groupes terroristes et séparatistes, qui utilisent les revenus issus de ces activités illicites pour alimenter l’instabilité régionale.

Une stratégie multidimensionnelle et une réponse scientifique

Face à cette menace, le Maroc a déployé une stratégie globale et intégrée, combinant répression, prévention, coopération internationale et approche sanitaire. Cette politique est régulièrement alignée sur les résolutions des Nations Unies et renforcée par l’adhésion du Royaume, en 2023, à la Coalition mondiale contre les drogues de synthèse, lancée sous l’appui des États-Unis.

Le contrôle des flux de passagers et de marchandises, notamment dans les ports et aéroports, a été intensifié, permettant des saisies records en 2025. Parallèlement, la DGSN a modernisé en 2022 son laboratoire national de police scientifique, aujourd’hui certifié ISO 17025, et doté d’équipements de pointe.

Véritable pilier de la réponse forensique, ce laboratoire fournit des analyses cruciales à la justice et aux enquêteurs, tout en contribuant à l’élaboration des politiques publiques.

Source de l’article : Lebrief

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