Il dévoile une série de dix vitraux réalisés à partir de ses peintures: Tahar Ben Jelloun expose l’art du vitrail à Casablanca
Langage lumineux
Du 27 janvier au 7 mars 2026, la galerie d’art L’Atelier 21 accueille une exposition haute en couleur intitulée « Au gré de la lumière » singée Tahar Ben Jelloun. Celle-ci révèle une dimension inédite dans le travail de ce grand écrivain et artiste-peintre.
Après avoir été célébré en 2025 au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat, le grand écrivain, poète et artiste-peintre Tahar Ben Jelloun revient à la ville de Casablanca et investit la galerie d’art L’Atelier 21 du 27 janvier au 7 mars 2026. Il dévoile une exposition inédite réunissant une série de dix vitraux réalisés à partir de ses peintures ainsi qu’un ensemble de toiles présentées pour l’occasion. Il faut dire que Tahar Ben Jelloun développe depuis de nombreuses années une œuvre qui semble dédiée à percer le mystère de la lumière.
C’est donc naturellement que l’artiste s’est tourné vers l’art du vitrail qui n’existe que pour capter la lumière. « Au gré de la lumière » est une exposition qui révèle une dimension inédite dans le travail de Ben Jelloun, où le geste pictural s’épanouit dans la transparence et l’éclat du vitrail, composant un langage lumineux où motifs flottants et couleurs dialoguent pour donner corps à une quête quasi-mystique du mystère de la lumière. Dans sa préface du catalogue d’exposition, Tahar Ben Jelloun évoque la genèse de ce projet et sa collaboration avec le maître verrier Philippe Brissy en ces termes: « C’est en visitant la petite église du village Le Thoureil, sur la Loire, dont j’ai dessiné les cartons pour des vitraux, qu’Aziz Daki et Nadia Amor ont eu l’idée de profiter du talent merveilleux de Philippe Brissy, maître verrier installé à Saumur.
Faire de certaines de mes toiles des œuvres en vitrail. Il lui a fallu une année de travail pour réaliser les dix vitraux exposés pour la première fois à l’Atelier 21. Quelque chose de magique est là. La lumière, captée par instinct, éclaire des espaces transparents où, en filigrane, l’enfance nue avec son âme intacte apparaît derrière les signes » . Et de poursuivre : « Ces dix vitraux sont des œuvres vivantes. Ils ont besoin d’être éclairés de manière précise et dans certains cas, laisser la lumière du ciel les visiter même furtivement. Comme écrit Louis Aragon: » J’explique le soleil sur l’épaule pensée « . Disons que je n’explique rien, mais je crois au soleil comme l’astre du secret. Et ses lumières sont autant de silences habités dont ces vitraux sont le témoin et l’ami » .
Pour l’histoire, l’enfance de Tahar Ben Jelloun a été ainsi en contact avec la couleur et le dessin. D’ailleurs, ses œuvres sont inspirées de sa ville natale Fès. On y voit des nuages, des oiseaux, des triangles, le ciel. « Peindre n’est pas une épreuve pour Tahar. Chaque toile constituant une promesse vers le bonheur. Tahar est un amoureux désarmé et conquis par la peinture » , témoigne à son égard Aziz Daki, critique d’art et cofondateur de la galerie L’Atelier 21 à Casablanca. Pour lui, Tahar Ben Jelloun peint avec une gourmandise non dissimulée, retenant de son métier d’écrivain qu’il n’existe pas de difficulté insurmontable et encore moins d’obstacle dissuasif.
Source de l’article : Aujourd'hui le Maroc



Laisser un commentaire