Défense terrestre et aérienne : le Maroc explore l’option sud
Au printemps 2025, une visite ministérielle à Séoul a ouvert un nouveau chapitre dans les relations entre le Maroc et la Corée du Sud. Selon des sources industrielles sud-coréennes, le Royaume examine sérieusement l’acquisition de matériels majeurs de l’industrie de défense coréenne, au premier rang desquels le char de combat K2 Black Panther et le système de défense aérienne Cheongung. Cette démarche, loin d’être isolée, s’inscrit dans une logique de partenariat global avec le conglomérat Hyundai, qui englobe déjà le secteur ferroviaire et pourrait bientôt s’étendre au domaine naval.
Une visite ministérielle aux implications stratégiques
L’intérêt marocain s’est manifesté de manière officielle lors du déplacement à Séoul de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce. Au cours de cette visite, les autorités marocaines ont exploré les capacités du K2 et, plus largement, l’offre sud-coréenne en matière d’armement terrestre et de défense aérienne. Les discussions ont porté sur trois systèmes majeurs : le char K2 Black Panther, le système de missiles sol-air Cheongung (KM-SAM) et, selon certaines sources, le sous-marin KSS-III de la classe Dosan Ahn Chang-ho.
L’hypothèse évoquée par les sources industrielles coréennes porterait sur un volume pouvant atteindre près de 400 chars K2, une commande qui, si elle se concrétisait, placerait Rabat au rang de premier utilisateur africain de ces plateformes. Cette perspective a immédiatement retenu l’attention des observateurs du marché de l’armement, d’autant qu’elle intervient dans un contexte de réévaluation stratégique des choix capacitaires du Royaume.
Source de l’article : Le Desk



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