Départ de Gessime Yassine, joueurs courtisés, ambition intacte : comment Dunkerque compte gérer son mercato d’hiver
Depuis le 18 octobre, l’USL Dunkerque n’a plus perdu le moindre match de Championnat. Ce jour-là, à Tribut, les coéquipiers d’Opa Sanganté avaient fini par céder, contre Montpellier (0-1), sur une réalisation tardive d’Alexandre Mendy.
Après sa préparation perturbée par l’épisode Gonçalo Feio – le technicien portugais était arrivé pour prendre la suite de Luis Castro et est reparti trois semaines après son arrivée – et l’intronisation tardive, de fait, d’Albert Sanchez, l’équipe pointait alors à la 14e place et n’avait remporté que deux de ses dix premiers matches. En interne, tout le monde appelait alors à la patience.
Trois mois plus tard, la méthode a été récompensée, dans le Nord. L’USLD s’est repositionnée, a enchaîné six victoires et deux nuls dans l’intervalle en L2, et navigue désormais dans les mêmes eaux que les cadors (6e avec 30 points, derrière Reims et le Red Star, 32, Saint-Étienne et Le Mans, 31). Surtout, la formation nordiste a livré un match de très haut niveau face à Montpellier, à la Mosson, lors de sa dernière sortie (3-1, le 5 janvier). « Pour moi, l’ambition, l’objectif (pour 2026), c’est de jouer avec cette même identité, continuer à jouer au ballon avec de la personnalité, insistait Sanchez dans l’Hérault. Après, nous voulons gagner tous les matches. » L’entraîneur espagnol n’a pas varié dans son discours, cette semaine, en conférence de presse : « Pour nous, c’est le plus important de jouer avec confiance, identité, valeurs. L’objectif, c’est de continuer avec la même mentalité et le même style de jeu. » Un milieu défensif d’expérience espéré
Une identité et un style dont certaines individualités, quand même, sont les dépositaires. Celles qui ont mené l’équipe jusqu’en quarts de finale de Coupe de France et en play-offs au printemps dernier, notamment. Du coup, au club, on espère continuer sur cette dynamique sans bousculer le vestiaire, même si les performances collectives et individuelles nordistes n’échappent pas aux recruteurs de l’échelon supérieur.
Le dossier Gessime Yassine en est une parfaite illustration. Le champion du monde U20 avec le Maroc est attendu à Strasbourg, où il devrait signer un contrat de quatre ans et demi. En contrepartie, Dunkerque devrait recevoir 7 M€, environ, pour la plus grosse vente de l’histoire du club. Mais l’ailier droit de 20 ans n’est pas le seul à susciter des intérêts.
Si Lyon a pensé à Alec Georgen, le latéral droit de 27 ans, en fin de contrat le 30 juin, doit finir la saison où il l’a commencée. Enzo Bardeli, auteur de 8 buts cette saison, sera aussi libre à compter du 1er juillet, même si une proposition de prolongation lui a été faite à l’automne. Le milieu de terrain de 24 ans avait donné un accord de principe à ses dirigeants pour ce bail renouvelé avant de revenir dessus. Un départ cet hiver n’est toutefois pas à l’ordre du jour.
Dans l’autre sens, symbole de l’ambition des dirigeants sur cette phase retour, un milieu défensif expérimenté est espéré. Et Maedine Makhloufi, 20 ans, s’est engagé mardi avec les Maritimes en provenance de Saint-Étienne. Une arrivée vouée à pallier l’absence longue durée du latéral gauche Felipe Abner. Un couloir que pourrait aussi occuper Geoffrey Kondo (23 ans, 2028), sollicité par le Club Bruges, mais dont Dunkerque n’entend pas se séparer. Si le club nordiste a démontré son savoir-faire, ces dernières années, en périodes de transferts, il reste une dynamique sportive à entretenir et la priorité est donnée à la stabilité au sein de l’effectif.
Source de l’article : L'Équipe



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