Inondations et climat: le Maroc renforce ses systèmes d’alerte précoce
Face à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes observés ces dernières années, le Maroc a consolidé ses mécanismes d’alerte précoce afin de mieux anticiper les risques d’inondations et de limiter leurs impacts humains et matériels.
Lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, le lundi 12 janvier 2026, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a affirmé que le Royaume dispose aujourd’hui d’un système d’alerte précoce « sophistiqué et efficace » , en constante amélioration, avec l’ambition d’en faire une référence à l’échelle africaine.
Le ministre a précisé que ce dispositif s’appuie sur des accords internationaux et sur l’élargissement progressif de sa couverture aux zones les plus exposées. Développé en partenariat avec la Direction générale de la météorologie (DGM), le système permet des prévisions météorologiques de haute précision sur de longues distances. Il repose également sur une communication directe avec les collectivités territoriales, à travers des bulletins d’alerte quotidiens et les réseaux sociaux, afin d’assurer une diffusion rapide de l’information auprès des citoyens.
Contactée par SNRTnews, la DGM a indiqué que le système d’alerte précoce repose sur une surveillance continue de l’état atmosphérique, assurée par un réseau national de stations de mesure automatiques, des radars pluviométriques et des images satellitaires. Ces données sont complétées par des modèles numériques à haute résolution, capables de prévoir les pluies torrentielles et de suivre l’évolution des cellules orageuses en temps réel.
L’alerte est déclenchée dès que les prévisions signalent un dépassement des seuils pluviométriques critiques, notamment dans les bassins montagneux exposés aux crues soudaines. Des bulletins d’alerte, accompagnés de cartes de vigilance à l’échelle des préfectures, provinces et communes, permettent alors d’identifier précisément les zones à risque.
Les informations sont diffusées dans le cadre d’une coordination étroite entre les agences de bassins hydrauliques, le ministère de l’Intérieur, la Protection civile, les autorités locales et les médias. Cette synergie vise à favoriser une intervention proactive pour la protection des populations et des biens.
Selon la DGM, l’expérience menée dans la vallée de l’Ourika illustre l’efficacité de ce système. La combinaison de l’alerte météorologique précoce et du suivi sur le terrain a permis d’améliorer significativement les délais de réaction et de réduire les pertes humaines. Le bassin de l’Ourika a ainsi été spécifiquement équipé pour prévenir les conséquences des crues soudaines, conformément aux recommandations de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en matière de systèmes d’alerte précoce multi-risques.
La DGM souligne que la réussite du dispositif repose sur une approche scientifique et institutionnelle intégrée, impliquant notamment :
le ministère de l’Intérieur et la Protection civile ;
les agences de bassins hydrauliques et les autorités locales ;
les centres de commandement provinciaux et locaux.
À travers une stratégie de communication structurée, la Direction générale de la météorologie informe en continu ses partenaires afin de leur permettre de prendre les mesures préventives nécessaires. Les médias jouent, dans ce cadre, un rôle central, en particulier lors des phases de vigilance orange et rouge, pour assurer une large diffusion des alertes auprès du public.
Source de l’article : lareleve.ma



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