Notre semaine culturelle africaine (16-23 janvier) débute avec le FIDAB : Bamako inaugure un nouveau rendez-vous majeur du documentaire africain (16-18 janvier)
De Bamako à Bruxelles, de Genève à Chambéry, en passant par le Soudan du Sud et le sud de la France, la scène africaine se déploie cette semaine sur plusieurs territoires : cinéma documentaire, festivals culturels, concerts, arts vivants et créations musicales témoignent de la vitalité, de la diversité et de la circulation contemporaine des imaginaires africains.
Du 16 au 18 janvier 2026, Bamako accueille la première édition du Festival international de documentaire africain. Un nouvel événement dédié aux récits du réel, porté par une ambition claire : donner une visibilité accrue aux regards africains et diasporiques.
Du 16 au 18 janvier 2026, la capitale malienne devient le théâtre d’un nouvel événement culturel d’envergure : le Festival international de documentaire Africain de Bamako (FIDAB). Entièrement consacré au cinéma documentaire africain, ce festival naissant entend s’imposer comme une plateforme de diffusion, de réflexion et de reconnaissance pour un genre longtemps marginalisé dans les circuits internationaux.
Pensé comme un espace de visibilité pour les cinéastes du continent et de la diaspora, le FIDAB met en avant des œuvres récentes, produites après le 1ᵉʳ janvier 2024, et propose des projections gratuites ouvertes au public. Un choix assumé qui inscrit le festival dans une logique d’accessibilité et de transmission, au cœur même de Bamako, ville historiquement liée à la création cinématographique africaine.
Le documentaire, par nature, occupe une place singulière dans les cinémas africains. Souvent contraint par des difficultés de financement ou de diffusion, il reste pourtant un outil majeur de narration, d’archive et de réflexion critique. En créant un événement exclusivement dédié à ce format, le FIDAB affirme la légitimité du réel filmé comme forme artistique à part entière, capable de rendre compte des mutations sociales, politiques et culturelles du continent.
Une scène pour les regards africains contemporains
La programmation du FIDAB s’articule autour d’une sélection de documentaires abordant des thématiques variées : mémoires collectives, dynamiques sociales, trajectoires individuelles, enjeux historiques ou transformations contemporaines. Sans privilégier un pays ou une école esthétique particulière, le festival revendique une diversité de regards et de formats, du court au long métrage.
Au-delà des projections, le FIDAB se veut un lieu d’échanges. Des discussions avec les réalisateurs et réalisatrices sont prévues afin de prolonger les films par la parole, de contextualiser les démarches et de nourrir le dialogue avec le public. Cette dimension pédagogique et critique constitue l’un des axes forts de la manifestation, dans une volonté de décloisonner le cinéma documentaire et de le rendre pleinement accessible.
Le festival s’inscrit également dans une dynamique professionnelle. En amont de l’événement, une résidence d’écriture documentaire s’est tenue à Bamako, réunissant plusieurs porteurs de projets africains. Ateliers, accompagnement artistique et rencontres avec des professionnels du secteur ont permis de renforcer l’écosystème local du documentaire et de préparer l’émergence de nouvelles œuvres.
Sur le plan de la reconnaissance artistique, le FIDAB prévoit l’attribution de plusieurs distinctions : Grand Prix, Prix du Jury, Meilleur court métrage, ainsi que des prix techniques récompensant l’image et le son. Ces prix visent à valoriser autant la puissance narrative que l’exigence formelle des œuvres présentées, dans un esprit de professionnalisation et de reconnaissance internationale.
Avec cette première édition, Bamako confirme son rôle central dans l’histoire et l’avenir du cinéma africain. Le FIDAB ne prétend pas concurrencer les grandes manifestations existantes, mais plutôt compléter le paysage en offrant un espace spécifique au documentaire, au plus près des réalités africaines et de leurs modes de représentation.
Informations pratiques
Événement : Festival international de documentaire Africain de Bamako (FIDAB)
Dates : du 16 au 18 janvier 2026
Lieu : Bamako, Mali
Accès : projections gratuites, ouvertes au public
Type : festival de cinéma documentaire africain
Public : grand public et professionnels du cinéma
Au Soudan du Sud, la culture Mundari se donne à voir et à entendre (16-18 janvier)
Du 16 au 18 janvier 2026, Terekeka accueille le Mundari Cultural Festival. Une célébration communautaire consacrée aux traditions vivantes du peuple Mundari, entre danses, rituels, musique et artisanat, au cœur d’un territoire où la culture demeure un pilier identitaire.
Du 16 au 18 janvier 2026, la ville de Terekeka, dans l’État d’Équatoria Central, accueille le Mundari Cultural Festival, un événement annuel dédié à la mise en valeur des traditions du peuple Mundari. Dans un pays marqué par une histoire récente instable, ce rendez-vous culturel s’affirme comme un espace de transmission, de visibilité et de continuité des savoirs locaux.
Peuple agro-pastoral vivant principalement le long du Nil Blanc, les Mundari occupent une place singulière dans le paysage culturel du Soudan du Sud. Leur organisation sociale, leurs rites et leur esthétique sont étroitement liés à l’élevage bovin, élément central de leur économie comme de leur symbolique. Le festival s’inscrit dans cette réalité quotidienne, sans mise en scène artificielle ni folklorisation excessive : il donne à voir une culture encore pleinement pratiquée.
Contrairement aux festivals culturels institutionnalisés, le Mundari Cultural Festival repose avant tout sur une dynamique communautaire. Il rassemble habitants des villages environnants, chefs traditionnels, musiciens, artisans et danseurs, dans une atmosphère de célébration collective. L’objectif n’est pas seulement festif, mais aussi éducatif : transmettre aux jeunes générations des pratiques menacées par les bouleversements sociaux, l’urbanisation contrainte et les effets prolongés des conflits.
Une culture vivante, entre rituels et expressions artistiques
Le cœur du festival est constitué de performances traditionnelles. Danses collectives, chants rituels et musiques percussives rythment les journées et les soirées. Ces expressions ne sont pas présentées comme des spectacles autonomes, mais comme des pratiques sociales liées à des moments précis de la vie communautaire : rites de passage, célébrations saisonnières, affirmations identitaires.
Les rituels occupent une place centrale. Ils mettent en scène les liens entre les individus, le groupe et le bétail, mais aussi la relation au territoire et aux ancêtres. Les parures corporelles — peintures à base de cendres, coiffes, ornements — font partie intégrante de ces pratiques et témoignent d’une esthétique codifiée, profondément ancrée dans la culture Mundari.
Le festival offre également un espace dédié à l’artisanat local. Objets utilitaires, instruments de musique, éléments de parure ou de décoration sont exposés ou fabriqués sur place. Ces démonstrations de savoir-faire soulignent l’importance de la transmission intergénérationnelle, dans un contexte où les circuits économiques formels restent limités.
Au-delà de la célébration culturelle, le Mundari Cultural Festival revêt une dimension symbolique forte. Il s’agit d’un acte de réaffirmation identitaire, dans un pays jeune où la reconnaissance des cultures locales participe à la construction d’un tissu social plus inclusif. En mettant en avant une communauté spécifique, l’événement rappelle la diversité culturelle du Soudan du Sud et la richesse de ses traditions.
Le public du festival est majoritairement local et régional. Toutefois, l’événement suscite aussi l’intérêt de chercheurs, anthropologues, photographes et journalistes spécialisés dans les cultures africaines. Cette attention extérieure reste mesurée : le festival n’est pas conçu comme un produit touristique, mais comme un moment de cohésion communautaire.
L’organisation demeure volontairement souple. Les infrastructures sont limitées, l’accès peut être complexe, et la tenue de l’événement dépend des conditions locales. Cette fragilité organisationnelle fait partie intégrante de sa nature, mais renforce aussi son authenticité.
Informations pratiques
Événement : Mundari Cultural Festival
Dates : du 16 au 18 janvier 2026
Lieu : Terekeka Town, État d’Équatoria Central, Soudan du Sud
Type : Festival culturel traditionnel communautaire
Programme : danses, chants et musiques traditionnelles, rituels culturels, artisanat local
À Genève, Black Movie ouvre l’année cinématographique sur le monde ( 16-25 janvier)
Du 16 au 25 janvier 2026, Genève accueille une nouvelle édition du Black Movie Festival. L’un des premiers rendez-vous cinématographiques de l’année en Europe, consacré aux films indépendants, aux regards singuliers et aux récits venus des marges.
Du 16 au 25 janvier 2026, le Black Movie Festival investit une nouvelle fois les salles genevoises pour proposer une programmation dense et exigeante. Manifestation incontournable du calendrier culturel suisse, le festival s’est imposé, au fil des années, comme une vitrine essentielle du cinéma indépendant international, loin des logiques commerciales dominantes.
Créé au début des années 1990, Black Movie se distingue par une ligne éditoriale claire : donner à voir des films d’auteur venus du monde entier, souvent absents des circuits de diffusion classiques. Fictions, documentaires, courts métrages ou œuvres expérimentales composent une sélection volontairement hétérogène, où se croisent formes narratives, esthétiques et points de vue. L’édition 2026 rassemble plus d’une centaine de films, projetés sur dix jours dans plusieurs salles de Genève, confirmant l’ampleur et la vitalité de l’événement.
Si le festival revendique une ouverture globale, il accorde une place importante aux cinématographies africaines et à celles de la diaspora. Ces œuvres, qu’elles soient politiques, intimistes ou poétiques, interrogent les héritages, les identités et les transformations contemporaines. Elles dialoguent avec des films venus d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine, d’Europe ou du Moyen-Orient, dans une programmation pensée comme un espace de circulation des regards.
Un festival de cinéma, mais aussi de dialogue
Black Movie ne se limite pas à l’acte de projection. Le festival se conçoit comme un lieu de rencontres et de réflexion, où les films sont prolongés par la parole et l’échange. Des ciné-rencontres, débats publics et masterclasses jalonnent la programmation, permettant au public de dialoguer avec les réalisateurs, producteurs et intervenants invités. Cette dimension critique participe pleinement de l’identité du festival, qui encourage une réception active des œuvres.
Autre spécificité : l’attention portée aux publics non spécialistes. À côté des séances destinées aux cinéphiles avertis, Black Movie propose des programmes familiaux et pédagogiques, notamment à travers des séances adaptées aux enfants et aux adolescents. L’objectif est clair : initier dès le plus jeune âge à un cinéma exigeant, tout en restant accessible.
Le rythme du festival est soutenu, avec plusieurs projections quotidiennes et des séances spéciales en soirée. Cette concentration temporelle fait de Black Movie un véritable temps fort culturel à Genève, attirant à la fois un public local fidèle et des visiteurs venus d’autres régions de Suisse ou de l’étranger. L’événement contribue ainsi à positionner la ville comme un pôle majeur de diffusion du cinéma indépendant en Europe.
Dans un paysage audiovisuel dominé par les plateformes et les formats standardisés, Black Movie défend une autre idée du cinéma : un art de la complexité, du questionnement et de la diversité des formes. Sa longévité témoigne de la pertinence de cette démarche, mais aussi de l’existence d’un public curieux, prêt à se confronter à des récits moins consensuels.
Informations pratiques
Événement : Black Movie Festival Dates : du 16 au 25 janvier 2026 Lieu : Genève, Suisse Type : Festival international de films indépendants Programmation : plus de 100 films (fictions, documentaires, courts métrages, cinéma expérimental)
Lieux principaux : Cinémas du Grütli et salles partenaires à Genève
Public : grand public, cinéphiles, familles (séances dédiées)
Accès : projections payantes, tarifs variables selon les séances
Site officiel : https://blackmovie.ch
Sigean illumine l’hiver avec le festival Lumières d’Afrique (17-18 janvier)
Les 17 et 18 janvier 2026, la Réserve Africaine de Sigean (Aude, France) clôture sa seconde édition du festival Lumières d’Afrique, un parcours nocturne immersif où des centaines de lanternes transforment le parc en scènes lumineuses inspirées de la faune et la flore africaines.
À la tombée de la nuit, les allées de la Réserve Africaine de Sigean se métamorphosent en un spectacle visuel et sonore singulier pour les dernières soirées du festival Lumières d’Afrique. Conçu comme un parcours immersif et féérique, l’événement invite les visiteurs à découvrir une série d’installations lumineuses représentant des milieux africains — savane, forêts équatoriales, désert, littoral — le tout accompagné d’une bande sonore qui enrichit l’expérience.
Organisé dans le cadre de la seconde édition de ce festival visuel, Lumières d’Afrique reprend un concept né lors de la célébration des 50 ans de la Réserve. Après un succès remarqué lors de sa première édition, le parcours nocturne revient illuminer les soirées d’automne et d’hiver, transformant la visite du parc en promenade contemplative et poétique.
Le principe est simple et spectaculaire : dès la tombée de la nuit, généralement entre 17h30 et 20h, des centaines de lanternes LED basse consommation jalonnent plus d’un kilomètre de sentiers. Elles dessinent des structures animalières et végétales qui dialoguent avec l’environnement naturel du parc. Parées de lumière, ces scènes représentent des animaux emblématiques et des paysages du continent africain, offrant aux visiteurs une relecture lumineuse des écosystèmes africains dans une ambiance musicale enveloppante.
La scénographie repose sur une mise en espace variée : les allées sinuantes de la réserve deviennent des corridors d’émotion où se mêlent couleurs, formes et sons. Tout au long du parcours, les visiteurs sont invités à ralentir leur pas et à se laisser porter par la magie des installations — une expérience différente de la visite diurne habituelle du parc.
L’événement s’adresse à un large public. Il attire autant les familles en quête d’une sortie originale que les amateurs d’ambiances artistiques et immersives. La possibilité d’opter pour une formule combinant la visite du parc animalier en journée et Lumières d’Afrique en soirée offre aux visiteurs une journée complète d’exploration — d’abord au plus près des animaux, puis au cœur d’un univers nocturne féerique.
Pour ceux qui préfèrent uniquement l’expérience lumineuse, une option « Lumières d’Afrique seule » est également proposée. Dans cette formule, l’accès au parcours lumineux se fait à pied, sans la visite des espaces animaliers du parc, ce qui permet de se concentrer pleinement sur le spectacle visuel et sonore des lanternes.
L’achat des billets se fait obligatoirement en ligne, avec un nombre d’entrées limité pour garantir une expérience fluide et éviter la saturation des allées. Cette réservation préalable est essentielle, notamment pour les soirées d’ouverture et de clôture du festival.
Sur place, les visiteurs profitent d’une ambiance conviviale : des espaces de restauration légère, comme le snack « Le Serengeti » , proposent boissons chaudes, crêpes ou gaufres pour agrémenter la promenade. Des aires de jeux extérieures restent accessibles aux plus jeunes avant la tombée de la nuit, tandis que le parcours lumineux s’offre comme un point d’orgue visuel à la sortie du parc.
À mi-chemin entre installation artistique et attraction immersive, Lumières d’Afrique témoigne de l’attrait croissant pour les événements nocturnes qui réinventent les espaces naturels en saisons froides. Dans le contexte culturel et touristique de l’Aude, cette initiative distingue la Réserve African de Sigean par une proposition audacieuse qui prolonge l’expérience du parc bien au-delà de la simple visite animale.
Informations pratiques
Événement : Festival Lumières d’Afrique – seconde édition
Dates ouverture correspondant à la période : 17 et 18 janvier 2026
Lieu : Réserve Africaine de Sigean, Aude, France
Horaires du parcours lumineux : 17h30 à 20h (accès possible à partir de 17h pour la seule visite lumières)
Parcours : environ 1 km à pied, scènes lumineuses représentant faune et milieux africains
Formules : visite combinée Réserve + Lumières ou Lumières seule
Réservation : en ligne obligatoire (places limitées)
Site officiel : https://www.reserveafricainesigean.fr/visitez-la-reserve/lumieres-d-afrique/
À Chambéry, Ciné Bala fait dialoguer cinéma africain et arts vivants (23 – 26 janvier)
Du 23 au 26 janvier 2026, Chambéry accueille la 11ᵉ édition de Ciné Bala. Un festival dédié aux cinémas d’Afrique qui élargit son format en mêlant projections, musique, ateliers et expositions, pour une immersion culturelle ouverte à tous.
Du 23 au 26 janvier 2026, la ville de Chambéry devient le temps de quatre jours un carrefour des cinémas d’Afrique avec la 11ᵉ édition de Ciné Bala. Fidèle à sa vocation initiale, le festival propose une programmation cinématographique exigeante et accessible, tout en affirmant plus nettement que jamais sa dimension transdisciplinaire.
Créé pour favoriser la diffusion de films africains rarement visibles dans les circuits commerciaux, Ciné Bala s’est progressivement imposé comme un rendez-vous culturel singulier dans le paysage régional. Cette nouvelle édition confirme cette ambition, en associant au cinéma des formes artistiques complémentaires : musique, arts visuels, ateliers participatifs et gastronomie.
La programmation cinéma met à l’honneur des œuvres venues de plusieurs pays du continent africain, notamment du Maroc, du Burkina Faso, du Sénégal ou encore de Guinée. Fictions et documentaires composent une sélection pensée pour refléter la diversité des récits, des esthétiques et des contextes de production africains contemporains. Le film d’ouverture, projeté en grande salle, donne le ton d’une édition placée sous le signe de la rencontre et du partage.
Au-delà des projections, Ciné Bala revendique une approche immersive. La soirée d’ouverture associe ainsi cinéma, arts visuels et musique avec un vernissage d’exposition intitulée Contes illustrés, suivi d’un concert du groupe marocain Gnaoua Roots, formation reconnue pour son mélange de musiques gnaoua traditionnelles et d’influences contemporaines.
Une expérience culturelle globale
L’édition 2026 se distingue par la place accordée aux animations interactives. Des ateliers d’initiation aux percussions africaines sont proposés au public, invitant chacun à expérimenter le rythme et les sonorités au cœur des cultures musicales africaines. Dans le même esprit, un défilé de sapes mêle création vestimentaire, musique et performance, offrant une lecture ludique et artistique des esthétiques africaines et afro-diasporiques.
Les plus jeunes trouvent également leur place au sein du festival. Les séances CinéContes, animées par Bintou Sombié, combinent narration orale et projection d’images, permettant une découverte sensible et pédagogique des imaginaires africains. Cette attention portée au jeune public s’inscrit dans la vocation éducative de Ciné Bala, qui cherche à transmettre autrement, dès l’enfance.
La convivialité constitue un autre pilier de l’événement. Des dégustations de plats traditionnels africains ponctuent la programmation, transformant les temps de projection en moments de partage. Des scènes musicales viennent également rythmer le festival, renforçant l’idée d’un dialogue constant entre les arts.
Ciné Bala s’adresse ainsi à un public large : cinéphiles, familles, scolaires, amateurs de musiques du monde ou simples curieux. En croisant les disciplines, le festival dépasse le cadre strict du cinéma pour devenir un espace de circulation des cultures, des récits et des sensibilités africaines.
Dans un contexte où les représentations de l’Afrique restent souvent fragmentaires ou stéréotypées, Ciné Bala affirme une autre approche : montrer la pluralité des voix, des formes et des expériences. À Chambéry, le cinéma devient alors un point d’entrée vers une exploration plus vaste des cultures africaines contemporaines.
Informations pratiques
Événement : Ciné Bala – 11ᵉ édition
Dates : du 23 au 26 janvier 2026
Lieu : Chambéry, France
Type : Festival de cinéma africain et événements culturels associés
Au programme : projections de films africains, concerts, expositions, ateliers, CinéContes, gastronomie
Public : grand public, familles, scolaires
Site officiel : www.cinebala.fr
Burna Boy fait escale à Bruxelles avec « No Sign of Weakness » à Bruxelles (23 janvier)
Le 23 janvier 2026, Burna Boy se produira à Bruxelles dans le cadre de sa tournée mondiale No Sign of Weakness. À l’ING Arena, l’artiste nigérian présentera son nouvel album lors d’un concert à 360 degrés, confirmant l’ancrage européen de son afro-fusion sur les grandes scènes internationales.
Janvier 2026 marque une nouvelle étape dans le déploiement européen de Burna Boy. Avec la No Sign of Weakness Tour, tournée mondiale accompagnant l’album du même nom sorti en juillet 2025, l’artiste nigérian confirme son statut de figure centrale des musiques africaines contemporaines. Après un lancement américain à l’automne, la tournée investit l’Europe dans une logique désormais assumée de grandes salles et de concerts solo, sans première partie, pensés pour un public large et transversal.
No Sign of Weakness prolonge l’esthétique afro-fusion qui a fait la renommée internationale de Burna Boy. L’album assume un métissage affirmé entre afrobeats, reggae, dancehall, hip-hop, rock et influences pop occidentales. Cette hybridation, devenue sa signature, se double ici d’une production plus dense, clairement conçue pour le live. Le disque réunit plusieurs collaborations internationales marquantes, notamment avec Travis Scott, Stromae, Mick Jagger et Shaboozey, confirmant une stratégie artistique tournée vers une circulation fluide entre scènes et genres.
Sur scène, la tournée privilégie un format resserré et exigeant, centré exclusivement sur la performance de l’artiste. Le concert bruxellois devrait s’articuler autour d’un équilibre entre les nouveaux titres et les morceaux qui ont jalonné son ascension mondiale, de Ye à Last Last, en passant par Anybody. Cette construction vise à inscrire le nouvel album dans une continuité, plutôt qu’à rompre avec un répertoire désormais solidement installé dans le paysage musical international.
Né à Port Harcourt, au Nigeria, Damini Ebunoluwa Ogulu s’est imposé en une quinzaine d’années comme l’une des figures majeures de l’afrobeats contemporain. Après ses débuts en 2010 et un premier album, L.I.F.E (2013), il franchit un cap décisif avec African Giant (2019), qui lui vaut une nomination aux Grammy Awards. Twice as Tall (2020) confirme cette reconnaissance en remportant le Grammy du Best Global Music Album, installant durablement Burna Boy dans le circuit des artistes internationaux de premier plan.
La date bruxelloise du 23 janvier 2026 s’inscrit dans une séquence européenne dense, marquée par une tournée hivernale hors période de festivals. Ce choix n’est pas anodin : il traduit la capacité de l’afro-fusion à soutenir, seule, des concerts de grande ampleur dans des arenas, sans dépendre d’un contexte événementiel estival. Burna Boy ne se positionne plus comme un ambassadeur ponctuel des musiques africaines, mais comme un artiste global, pleinement intégré aux logiques de tournée des scènes pop et urbaines internationales.
Avec No Sign of Weakness, il confirme une trajectoire sans rupture brutale, mais sans affaiblissement non plus : celle d’un artiste qui consolide son statut, affine son langage musical et continue d’inscrire les musiques africaines au cœur du paysage musical mondial contemporain.
Informations pratiques
Artiste : Burna Boy
Tournée : No Sign of Weakness Tour
Date : vendredi 23 janvier 2026
Lieu : ING Arena, Bruxelles
Configuration : scène à 360°
Billetterie : plateformes officielles (Ticketmaster, Live Nation)
Jeune Lion : un album charnière en préparation et un single le 23 janvier
Le 13 février 2026, Jeune Lion sort un nouvel album attendu sur la scène afro-urbaine francophone. En amont, le single Nyamien son no fall, prévu le 23 janvier, en esquisse les lignes : un projet dense, spirituel et ancré dans une nouvelle génération ivoirienne.
Le 13 février 2026, Jeune Lion dévoilera un nouvel album qui marque une étape importante dans son parcours. Après plusieurs projets remarqués, l’artiste franco-ivoirien confirme son ambition : inscrire sa musique dans une dynamique à la fois contemporaine, spirituelle et résolument africaine, sans se limiter aux formats dominants de l’afro-urban.
Installé entre la France et la Côte d’Ivoire, Jeune Lion s’est imposé progressivement grâce à un univers identifiable. Il débute avec le morceau JUDA, qui attire l’attention par son ton grave et ses références spirituelles. Très tôt, il se démarque par une écriture directe, parfois incantatoire, et par des choix sonores qui mêlent rap, trap, afro et influences reggae. Cette hybridation devient sa signature.
La reconnaissance arrive avec Highly Spiritual, un projet qui élargit nettement son audience. Le titre SOUL, largement relayé sur les plateformes de streaming, agit comme un accélérateur de visibilité. Sans changer de registre, Jeune Lion gagne alors en exposition et s’impose comme l’un des profils à suivre sur la scène afro-francophone émergente.
Le nouvel album attendu en février s’inscrit dans cette continuité, mais avec une intention plus affirmée. L’artiste revendique une « new wave » ivoirienne, qu’il conçoit comme une rupture générationnelle : moins codifiée, plus personnelle, ouverte aux influences globales tout en restant solidement ancrée dans ses références culturelles. Cette posture se retrouve autant dans les textes que dans l’esthétique visuelle associée au projet.
Un single à forte charge symbolique
Avant la sortie de l’album, Jeune Lion publiera le 23 janvier le single Nyamien son no fall. Le titre donne le ton. « Nyamien » , qui désigne Dieu en langue akan, indique clairement la place du spirituel dans ce nouveau projet. Le morceau n’est pas pensé comme un simple titre promotionnel, mais comme une porte d’entrée thématique vers l’album.
Sur le plan musical, Nyamien son no fall prolonge les équilibres qui caractérisent Jeune Lion : une base trap affirmée, des sonorités afro-urbaines, et une interprétation vocale intense. Le texte évoque la résilience, la protection divine et la confiance, des thèmes récurrents dans son œuvre, mais ici traités de manière plus frontale.
Deux autres singles, CUBE MAGGI et PIGALLE, déjà dévoilés, permettent de mieux cerner la diversité du projet. Le premier joue sur une écriture plus brute et des références du quotidien, tandis que le second installe une atmosphère plus sombre, presque introspective. Ensemble, ces morceaux dessinent un album qui refuse l’uniformité et assume des contrastes.
L’artiste soigne également son image. Les visuels associés à ces sorties témoignent d’un travail esthétique précis, où symboles, références urbaines et spiritualité se croisent. Cette cohérence entre musique et image participe à l’identité de Jeune Lion, qui pense ses projets comme des ensembles et non comme une succession de singles indépendants.
Avec cet album, Jeune Lion cherche revendique une liberté de ton et de forme, sans renoncer à ses références culturelles.
La sortie du 13 février sera donc observée de près. Elle doit confirmer la place de Jeune Lion parmi les artistes qui comptent dans le renouvellement actuel des musiques africaines francophones.
Informations pratiques
Artiste : Jeune Lion
Album : sortie le 13 février 2026
Single annonciateur : Nyamien son no fall – sortie le 23 janvier 2026
Style : afro-urban, trap, influences rastafari
Origines : artiste franco-ivoirien
Source de l’article : Mondafrique



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