Les pluies en Californie, une aubaine pour les mandarines Nadorcott du Maroc
Des mandarines Nadorcott du Maroc sur une station de triage. Crédit : DR
Selon FreshPlaza, plateforme mondiale pour l’industrie des fruits et légumes frais, les pluies inhabituelles enregistrées cette saison en Californie ouvrent une fenêtre d’opportunité pour les agrumes marocains sur le marché américain, en particulier pour les mandarines Nadorcott, variété cultivée par les Domaines Agricoles. Alors que la majorité des agrumes consommés aux États-Unis provient habituellement de la Californie, des volumes complémentaires sont actuellement importés du Maroc, dans un contexte de déséquilibre entre l’offre locale et la demande.
Le Maroc a démarré l’exportation de ses mandarines Nadorcott avec deux à trois semaines de retard en raison de précipitations inhabituelles, mais les premières expéditions sont désormais en cours. Les fruits, soumis au protocole de traitement à froid, devraient arriver sur la côte est américaine sous une quinzaine de jours. Malgré les conditions climatiques, leur qualité n’est pas remise en cause et les expéditions devraient se poursuivre jusqu’à fin mars, voire début avril, selon les déclarations de Miles Fraser-Jones, vice-président Ventes et gestion des produits – Agrumes et feuillus à l’international du groupe Fresh Del Monte, cité par FreshPlaza.
En Californie, les fortes pluies ont eu pour effet d’augmenter les calibres des oranges, avec une abondance de gros formats, tout en accentuant les risques sanitaires dans les vergers. La qualité de certaines clémentines s’en trouve affectée et des chutes importantes de fruits sont observées sur les mandarines Tango. Cette situation pourrait conduire à une fin anticipée des saisons californiennes des mandarines et des oranges, habituellement prolongées jusqu’en juin.
Dans ce contexte, le Maroc dispose d’un avantage sur les calibres plus petits, recherchés pour les programmes de mise en sacs aux États-Unis. Toutefois, le marché américain n’est pas nécessairement prioritaire cette année. La demande mondiale est jugée soutenue, notamment en Europe et en Russie, en raison d’une campagne espagnole plus faible. Combinée à un droit de douane de 10 % à l’entrée sur le marché américain, cette dynamique devrait conduire les exportateurs marocains à arbitrer en faveur d’autres destinations, limitant ainsi les volumes expédiés vers les États-Unis par rapport à la saison précédente.
Source de l’article : Le Desk



Laisser un commentaire