« La Mer au loin » de Saïd Hamich Benlarbi en salle dès le 21 janvier

« La Mer au loin » de Saïd Hamich Benlarbi en salle dès le 21 janvier

Sortie film

Le scénariste, réalisateur et producteur franco-marocain Saïd Hamich Benlarbi s’apprête à projeter son second long métrage « La Mer au loin » dans les salles. Le film explore l’exil de manière intime, abordant la mélancolie, l’amitié et l’amour comme remparts contre la solitude..

Après avoir fait le tour des festivals internationaux et remporté plusieurs prix, le second film « La Mer au loin » du Franco-Marocain Saïd Hamich Benlarbi arrive dans les salles obscures à partir du 21 janvier. Le film, produit par Mont Fleuri Production, est un mélodrame bouleversant d’un exilé. « » La Mer au loin « est une fresque, l’histoire d’une décennie qui commence en 1990 et s’achève à la veille d’un nouveau millénaire. Nour y fait l’expérience irréversible de l’exil, que je veux aborder de manière intime et politique. Face à cet arrachement et à cette mélancolie destructrice, les autres – d’abord par l’amitié ensuite par l’amour – semblent être l’unique terre d’accueil et de joie possible » , explique le réalisateur. En fait, l’œuvre parle de Nour, âgé de 27 ans. Il a émigré clandestinement à Marseille. Avec ses amis, ils vivent de petits trafics et mènent une vie marginale et festive… De 1990 à 2000, Nour aime, vieillit et se raccroche à ses rêves, abîmés par la mélancolie d’un exil irréversible. A travers son œuvre, le réalisateur explore la musique raï, sa source d’inspiration. « J’ai grandi avec mes grands frères dans les années 90 en écoutant toujours du raï. C’est une musique très festive et mélancolique à la fois. Et c’était vraiment quelque chose de puissant qui pouvait définir l’exil. Et le raï, dans les années 90, était hyper important pour la communauté maghrébine » , indique t-il. Le film réunit des acteurs maghrébins et français à l’instar de l’acteur marocain Ayoub Gretaa qui joue le rôle principal. « J’ai mis du temps à le trouver car j’avais besoin d’un acteur qui soit physiquement très à l’aise dans son corps pour évoluer sur dix ans avec des scènes de danse, etc. Mais surtout, je voulais quelqu’un jouant avec sa sensibilité et son émotion, qui soit à l’aise de jouer en silence, avec le regard. On m’a alors parlé d’Ayoub Gretaa. Il avait exactement le regard et le physique que je cherchais » , dit-il.

Le film rassemble d’autres noms, en l’occurrence Omar Boulakirba, Anna Mouglalis, Grégoire Colin et autres. Pour le réalisateur, les personnages secondaires sont extrêmement importants dans le film. « Le personnage principal joué d’Ayoub Gritaa doit se composer par rapport à des personnages secondaires. A travers eux il fait son parcours initiatique dans le film. Donc c’était important pour que les personnages secondaires soient tous très forts et charismatiques » , relève-t-il. Pour rappel, le film a été projeté en compétition officielle lors de la 21ème Festival international du film de Marrakech (FIFM) et en avant-première à Cannes 2024 dans le cadre de la Semaine de la critique. Le film a bénéficié d’un accueil critique prestigieux et de plusieurs récompenses notables. D’ailleurs, il a remporté le grand prix du 25ème Festival National du Film de Tanger en octobre 2025.

Source de l’article : Aujourd'hui le Maroc

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