0) : grâce à un éclair de Sadio Mané, les Lions de la Teranga rejoignent la finale de la CAN 2025
Et à la fin, c’est le Sénégal de Sadio Mané qui gagne. Comme en finale de la CAN 2022 et en barrages de la Coupe du monde 2022, la star des Lions de la Teranga a mené les siens vers la victoire dans son duel à distance avec l’Égypte de Mohamed Salah, son ancien partenaire à Liverpool.
Si, en 2022, le double Ballon d’or africain avait offert à son pays la première Coupe d’Afrique de son histoire en inscrivant le tir au but décisif au terme d’une rencontre déjà fermée (0-0, 4-2 t.a.b.), le natif de Bambali a fait encore mieux ce mercredi à Tanger en trouvant le chemin des filets dans le jeu.
Au plus fort de la pression sénégalaise, Mané a enfilé la cape du sauveur, celle d’une légende du football africain, en prenant sa chance à l’entrée de la surface adverse après un tir contré de Lamine Camara (1-0, 78e). Un éclair dans une nuit tangéroise jusqu’alors bien terne, tant le bloc des Pharaons a longtemps paru inébranlable. C’était sans compter sur le onzième but en phase finale de CAN du phare sénégalais, le deuxième en 2025.
Une rencontre totalement verrouillée
Avant cet épilogue fort en émotion, les débats ont longtemps été verrouillés. Comme chaque suiveur du football africain pouvait s’y attendre, la rencontre a d’abord été fermée. Très fermée même. Sur la droite lignée de leurs quatre dernières confrontations, toutes bouclées sur le score de 1-0 ou de 0-0 dans le temps réglementaire, les deux formations se sont neutralisées.
D’un côté, des Lions de la Teranga en maîtrise mais paralysés par la crainte d’offrir des contre-attaques dangereuses à leur adversaire. De l’autre, des Pharaons recroquevillés sur leur but, dans leur plus pur style caractéristique (31 % de possession, 1 tir, 0 cadré, 0.00 d’Expected Goals à la mi-temps).
Totalement cadenassé, le premier acte a uniquement été marqué par la lutte à distance engagée par les deux équipes pour éviter les cartons jaunes. Et pour cause : avec 13 joueurs sous la menace d’une suspension pour la finale, la peur de commettre un impair s’est ajoutée à la pression de l’enjeu pour finir de pétrifier les acteurs.
Koulibaly suspendu pour la finale
Parmi eux, le capitaine sénégalais Kalidou Koulibaly a vu le couperet tomber dès la 17e minute en empêchant Omar Marmoush de partir en profondeur. Le cadre de la défense de Pape Thiaw a pris un deuxième coup sur la tête six minutes plus tard, lorsqu’il s’est allongé sur le terrain, visiblement touché à l’adducteur gauche avant de céder sa place au Strasbourgeois Mamadou Sarr (23e).
Sans la moindre occasion à se mettre sous la dent lors de la première période, les spectateurs du Stade Ibn-Batouta de Tanger n’ont pas eu le loisir de plus s’enflammer au retour des vestiaires. Si le Sénégal a maintenu la pression dans le camp adverse, ses joueurs offensifs ont peiné à faire sauter le verrou égyptien, malgré les efforts d’un Sadio Mané très actif sur la gauche de l’attaque et finalement récompensé de son travail de sape.
Malgré un ultime coup de pression, symbolisé par la frappe de Marmoush directement captée par Édouard Mendy au cœur du temps additionnel (90e + 5), rien ne pouvait empêcher les Lions de se qualifier pour la quatrième finale de leur histoire à la CAN. Dans le viseur : un deuxième sacre continental, face au Nigeria ou au Maroc.
Source de l’article : Le Parisien


Laisser un commentaire