« C’est le rêve de toute une nation »

C’est l’heure de vérité à la Coupe d’Afrique des Nations, avec les demi-finales mercredi 14 janvier. D’un côté, le Sénégal joue l’Egypte, à Tanger (18h) et de l’autre, à Rabat, le Nigéria affronte le pays hôte, le Maroc (21h). Tout le pays est derrière ses Lions de l’Atlas et n’espère qu’une chose : voir les joueurs marocains remporter le titre chez eux, dimanche.

Devant l’académie Mohammed VI, le « Clairefontaine marocain » niché dans la banlieue de Rabat, quelques supporters sont venus soutenir les Lions de l’Atlas avant leur demi-finale, comme Bilal et Youssef. Ils sont persuadés que le trophée ne peut pas échapper au Maroc. « La CAN est à nous normalement, j’ai confiance » , assure l’un. « J’y serai même si j’ai payé cher, on va supporter l’équipe » , promet l’autre.

En effet, c’est le match que personne ne veut manquer. Bilal a dépensé 400 euros pour sa place, presque dix fois le prix. Zakaria, lui, tente le tout pour le tout. « On est venus parce qu’on n’a pas les tickets. On espère que quelqu’un ici nous en fournisse un ou deux, lance-t-il. Lui et ses proches ne sont pas les seuls dans ce cas. » Les gens sont venus de Lyon, d’Italie, de Paris, de partout « , constate le supporter. Alors certains en profitent et font grimper les prix au marché noir. Mais peu importe, » on va être derrière eux de toute façon, on va être au stade, on va se donner à fond « . » C’est le rêve de toute une nation « Rabat, » La belle endormie « , ne vibre pas aussi intensément que Casablanca ou Marrakech. Mais la ferveur autour de l’équipe du Maroc est partout. C’est le rendez-vous d’une génération, estime Firdaous El Harch, journaliste à la télévision marocaine. » C’est le rêve de toute une nation. On veut tous être champion d’Afrique ! « , explique-t-elle. » C’est une sorte de pression mais surtout un petit rêve qui grandit avec nous. « Firdaous El Harch, journaliste à la télévision marocaine

à franceinfo » Pour nous, le football, c’est un style de vie. C’est pour ça qu’on veut être champion ici, chez nous. Ce sera le rêve de tout le monde « , lance encore la journaliste, qui témoigne de la ferveur du pays, dont la dernière victoire à la CAN remonte à 1976, il y a tout pile 50 ans. » Je n’ai jamais vécu une demi-finale de la CAN. Aujourd’hui, je vis un rêve et j’espère bien que ça continuera. « 

Source de l’article : France Info