La leçon vénézuélienne que l’Algérie refuse d’entendre

La crise actuelle au Venezuela est la conséquente de plusieurs décisions politiques de l’ère Chavez. Elle montre aussi l’effondrement de la stratégie d’ingérence dans les affaires intérieures des Etats. Dans le cas du Maroc, la politique de Caracas sous Chavez puis sous Maduro, montre les limites d’une diplomatie fondée sur la provocation, l’exportation des tensions et le soutien à des causes séparatistes lointaines.

Dans une analyse de la situation au Venezuela et ses relations avec le dossier du Sahara qui oppose le Maroc et l’Algérie, à travers son proxy, le Polisario, le média ibérique Atalayar, estime que le régime algérien est coincé dans un moment charnière dans sa politique étrangère et « doit prendre conscience que les transformations internationales ne pardonnent pas les politiques rigides » .

Le média indique que le moment est venu de revoir les calculs de l’Algérie « avant qu’il ne soit trop tard » en adoptant une approche réaliste qui privilégie le dialogue et la stabilité à l’usure et à la confrontation ouverte.

Il estime en outre que les politiques hostiles contre les Etats, ne garantissent ni une influence durable aux États, ni ne les protège d’un effondrement interne. Le cas de Maduro est un cas scolaire mais aussi une leçon à tous les régimes qui tentent de saper d’autres Etats indépendants.

Concernant le conflit autour du Sahara marocain, l’Algérie qui tente de s’accaparer un territoire par le biais de la milice du polisario qu’elle finance, devrait tirer les leçon du projet Chávez-Maduro, « qui a misé sur le pétrole et les slogans idéologiques, a inévitablement pris fin, aboutissant à un isolement étouffant et à une profonde défaillance institutionnelle qui a conduit le pays au bord du gouffre » .

L’auteur de l’article rappelle que « bien que situé à quelque 7.400 kilomètres du Maroc » , le Venezuela « n’a pas hésité à se mêler des affaires du pays, à contester l’intégrité territoriale de Rabat et à soutenir les séparatistes du Front Polisario soutenus par l’Algérie » .

L’orientation de Maduro en politique étrangère depuis le décès de Chavez en 2013, est une continuité de celle adoptée par Chavez. Il a entrepris des alliances avec des pays adoptant un discours anti-occidental, tout en s’impliquant dans le soutien à des mouvements séparatistes en Afrique et en Amérique latine.

Cela avait conduit Rabat à rompre ses relations diplomatiques avec Caracas en 2009 en raison du soutien politique et diplomatique aux séparatistes du Front Polisario dans les forums internationaux.

La publication avance qu’en dépit des tensions ayant pesé sur les relations entre le Maroc et le Venezuela, quelques tentatives de détente ont été faites sans succès, car Caracas voulait renouer des relations diplomatiques avec Rabat tout en ignorant son intégrité territoriale. « Cette situation a eu des répercussions sur les relations économiques entre les deux pays, qui sont devenues quasiment inexistantes » , indique Atalayar.

Mais à l’heure où les équilibres internationaux se recomposent rapidement, les États qui s’enferment dans des postures idéologiques figées, comme l’Algérie, devrait saisir les opportunités qui s’offrent pour tirer leur épingle du jeu et éviter de finir comme le Venezuela.

L’Algérie a devant elle une chance qui ne se reproduira certainement pas, une main tendue américaine pour se réconcilier avec le Maroc et clore le dossier du Sahara. Les déclarations de Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, en octobre 2025, au sujet d’un accord de paix devait se faire en décembre de la même année, mais des sources avaient parlé d’un possible accord d’ici janvier 2026.

Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc