Affaire du café La Crème: confirmation de la peine de mort pour deux accusés

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a rendu, ce lundi après-midi, son verdict dans le cadre de l’affaire emblématique du café La Crème à Marrakech, dont les faits remontent à l’année 2019.

La juridiction a confirmé la peine de mort prononcée à l’encontre des deux principaux accusés, Edwin Gabriel Robles Martinez, de nationalité dominicaine, et Shardyone Girigorio Semerel, ressortissant surinamien, reprenant ainsi le jugement rendu en première instance dans cette affaire criminelle retentissante.

En revanche, la Cour a décidé d’alléger les peines infligées à plusieurs autres mis en cause. La condamnation de Jamal T. a été réduite à neuf ans de prison ferme, au lieu de dix, tandis que celle de son frère, Abdennasser T., a été ramenée à huit ans au lieu de dix également.

Le propriétaire du café La Crème, lieu de la fusillade, a vu sa peine abaissée de quinze à dix ans de réclusion criminelle. De son côté, l’accusé Mohamed F. a été condamné à cinq ans de prison ferme, contre huit ans initialement.

Pour rappel, la chambre criminelle d’appel près la Cour d’appel de Marrakech avait déjà confirmé, en janvier 2023, le jugement de première instance prononcé en juillet 2019, condamnant les deux accusés à la peine capitale pour des chefs d’accusation lourds, notamment l’homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, la tentative de meurtre, l’incendie volontaire d’un véhicule, le port illégal d’armes à feu et de munitions, la constitution d’une bande criminelle, ainsi que des infractions liées à la drogue, à l’alcool et à la conduite sous l’emprise de substances interdites.

Il convient toutefois de préciser que, bien que la peine de mort soit légalement en vigueur au Maroc, un moratoire de fait sur les exécutions est appliqué depuis 1993. En pratique, ces condamnations équivalent donc à une réclusion à perpétuité.

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Les faits remontent à novembre 2017, lorsque les deux accusés, cagoulés et circulant à moto, avaient ouvert le feu à l’intérieur du café « La Crème » à Marrakech. Un étudiant en médecine de 26 ans avait été tué par erreur, tandis que deux autres personnes avaient été blessées. Selon les autorités, l’attaque s’inscrivait dans un règlement de comptes lié à un réseau criminel international aux ramifications européennes.

Espagne: un vice de procédure permet la libération de Firas Taghi, n°2 de la « Mocro Maffia » Dans ce dossier, une quinzaine d’autres personnes ont également été condamnées à des peines allant de trois mois à vingt ans de prison, notamment pour constitution de bande criminelle. Le propriétaire du café avait, quant à lui, été poursuivi notamment pour des faits liés au trafic de drogue.

Source de l’article : H24info