des intersections aurifères significatives confirmées
Le programme d’exploration aurifère mené dans le Haut Atlas commence à livrer des résultats techniques jugés prometteurs, alors que les conditions climatiques inhabituelles ont contraint à une suspension temporaire des opérations. Les premières données analytiques confortent la cohérence du modèle géologique et renforcent les perspectives d’extension des zones minéralisées.
Situé à environ 90 kilomètres au sud de Marrakech, dans le Haut Atlas, le projet aurifère de Tichka Est fait l’objet d’un programme de forage conduit par la société canadienne Stellar AfricaGold, qui a récemment communiqué une mise à jour détaillée sur l’état d’avancement de ses travaux. L’entreprise indique que huit forages carottés ont été menés à terme pour un linéaire cumulé de 1 311,9 mètres, sur un programme initial fixé à 1 500 mètres. Le rythme moyen d’avancement s’est établi autour de onze mètres par jour opérationnel, un niveau jugé satisfaisant compte tenu des contraintes topographiques et logistiques du site.
Les premiers résultats analytiques disponibles concernent cinq forages entièrement échantillonnés et analysés. Le sondage TCK1 se distingue par plusieurs intersections aurifères significatives, incluant un intervalle continu de treize mètres titrant 6,12 grammes d’or par tonne, dont deux mètres à 22,28 grammes par tonne. D’autres sections ont également livré des teneurs notables, notamment seize mètres à 1,98 gramme par tonne, incluant un mètre à 11,55 grammes par tonne. Ces résultats, actuellement en cours de validation et d’intégration au modèle géologique de travail, renforcent l’hypothèse d’une minéralisation continue sur plusieurs niveaux.
Un forage supplémentaire a été échantillonné et confié au laboratoire Afrilab, établissement certifié ISO basé à Marrakech, tandis que les carottes issues de deux autres sondages attendent leur transfert vers cette même structure. Deux forages restent à réaliser afin d’achever le programme initial. L’ensemble des résultats analytiques sera communiqué après leur validation finale et leur intégration complète dans les modèles lithologiques, structuraux et d’altération.
L’avancement du programme a toutefois été perturbé par des conditions météorologiques qualifiées d’inhabituelles pour cette région du Maroc. Des épisodes prolongés de pluies abondantes et de chutes de neige ont fortement dégradé les voies d’accès, rendant certains axes impraticables et interrompant à plusieurs reprises l’acheminement du personnel, des équipements et des approvisionnements en eau. Malgré les efforts déployés par les équipes de terrain pour maintenir et stabiliser le réseau routier, de nouveaux épisodes climatiques ont entraîné des interruptions répétées des travaux. Dans ce contexte, Stellar AfricaGold a privilégié la sécurité des équipes et la préservation des équipements, conditionnant la reprise des opérations à une amélioration durable des conditions météorologiques et au rétablissement d’un accès sécurisé au site. La société prévoit, dès que possible, de relancer les forages restants, de poursuivre l’intégration des analyses et des mesures structurales, d’actualiser les modèles géologiques et de hiérarchiser les cibles du prochain programme d’exploration.
La direction de Stellar AfricaGold souligne que, malgré cette interruption indépendante de sa volonté, les progrès techniques réalisés confirment la validité du modèle structural de Tichka Est. Selon l’entreprise, le potentiel d’extension des zones minéralisées demeure élevé, tant au sein du corridor structural de la zone B que dans des secteurs encore peu explorés.
Le projet de Tichka Est regroupe sept permis couvrant une superficie totale de 82 kilomètres carrés dans le Haut Atlas. Dans le cadre d’un accord conclu avec l’Office national des hydrocarbures et des mines, Stellar AfricaGold peut acquérir jusqu’à 85 % d’intérêt dans le projet en contrepartie de dépenses d’exploration cumulées de 2,39 millions de dollars américains sur une période de trois ans. Les travaux antérieurs ont permis d’identifier trois zones aurifères principales, prolongées sur plusieurs kilomètres, ainsi qu’un ensemble d’anomalies métalliques régionales qui n’ont pas encore fait l’objet d’une exploration contemporaine.
Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc



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