Cameroun-Maroc : « C’est flagrant mais on savait à quoi s’attendre… » , les Camerounais enragent contre l’arbitrage
Largement supérieur à son adversaire du soir, le Maroc a logiquement rejoint vendredi les demi-finales de « sa » Coupe d’Afrique des Nations en dominant le Cameroun (2-0). Une qualification méritée pour les Lions de l’Atlas qui défieront l’Algérie ou le Nigeria en demi-finale. Battus, les Lions Indomptables rentrent à la maison. Non sans amertume.
Après le coup de sifflet final à Rabat, les Camerounais ont pointé du doigt l’arbitrage. La raison ? Un fait de jeu intervenu à la 68e minute alors que le score n’était que de 1-0 en faveur du Maroc. Lancé dans la surface de réparation marocaine, l’attaquant Bryan Mbeumo a été déséquilibré au niveau du pied droit par le défenseur Adam Masina. Pourtant, ni l’arbitre central mauritanien Dahane Beida, ni les arbitres en charge de la vidéo n’ont bronché.
Le sélectionneur camerounais beau joueur « Pendant le match j’ai senti qu’il m’avait touché et après le match, on m’a remontré les images… C’est très très flagrant, a regretté Mbeumo au micro du diffuseur beIN Sports. Je ne sais pas quoi dire de plus. Je ne sais pas si ce match se joue sur ça. On a refusé le jeu en première mi-temps, c’est le seul regret à avoir ce soir. La deuxième mi-temps était maîtrisée. C’était un fait de jeu, et on savait aussi à quoi s’attendre… On est très déçus. » Son coéquipier Carlos Baleba s’est lui contenté de quelques mots sur le sujet : « L’arbitre aurait pu siffler penalty et le match aurait pris une autre tournure. » Tandis que le sélectionneur camerounais, David Pagou, a évacué toute polémique en zone mixte. « Les arbitres sont humains, ils peuvent se tromper » , a déclaré l’entraîneur des Lions Indomptables, beau joueur, félicitant au passage le public marocain et souhaitant « bonne continuation au Maroc » .
Interrogé à son tour en conférence de presse sur une éventuelle complaisance des arbitres envers son pays, qui accueille cette CAN avec une immense pression sur ses épaules, Walid Regragui s’est de son côté montré très cash. « Beaucoup veulent croire ou faire croire aux gens qu’on a des avantages au niveau du corps arbitral. Moi j’ai plutôt vu des penalties qui auraient pu être sifflés pour nous, a contre-attaqué le sélectionneur marocain. Moi, jamais je ne parle de l’arbitrage. En Côte d’Ivoire, il y a eu un penalty qui n’a pas été sifflé pour nous contre l’Afrique du Sud (en 8e de finale de la CAN 2023), et j’ai été suspendu sans aucune raison. Les gens veulent emmener le Maroc… comme quoi on aurait des avantages. Ce n’est pas le cas, on gagne sur le terrain. Les statistiques nous donnent toujours meilleurs que les autres. On se crée beaucoup plus d’opportunités que l’adversaire. Aucun but n’a été retiré au Cameroun ni à aucune autre équipe. » Parler de l’arbitrage, ce n’est pas fair-play de la part des gens qui veulent nous voir tomber.
Walid Regragui
Et le demi-finaliste de la Coupe du monde 2022 d’ajouter : « C’est facile, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. On est l’équipe à battre. Donc on va essayer de trouver toutes les bonnes raisons pour dire que le Maroc est avantagé. Le seul avantage du Maroc, c’est de jouer devant 65.000 spectateurs. Le reste, on parle sur le terrain. Je pense que l’équipe du Cameroun est tombée sur meilleure qu’elle. On mérite notre victoire. Parler de l’arbitrage, ce n’est pas fair-play de la part des gens qui veulent nous voir tomber. La meilleure équipe gagnera cette CAN. »
Source de l’article : Le Figaro



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