Cameroun-Maroc, le verdict tombe sur l’arbitrage

A chaque match, ou presque, le même refrain. Alors que le Maroc continue d’avancer en tant que favori de la Coupe d’Afrique des Nations, chaque victoire des Lions de l’Atlas est disséquée sous le spectre de l’arbitrage. Avec l’idée que le pays hôte serait avantagé sur ce point.

Il y a des actions discutables sur plusieurs rencontres des Marocains depuis le début de la compétition, c’est indéniable. Et sur le quart de finale face au Cameroun (2-0), il y avait sans doute de quoi siffler penalty sur Bryan Mbeumo, qui s’est fait accrocher le pied dans la surface de réparation.

Les supporters des Lions Indomptables ont crié au scandale, rejoints dans leur combat par de nombreux autres opposants au Maroc. Mais on notera que les joueurs camerounais et surtout leur sélectionneur ont préféré retenir la supériorité des Lions de l’Atlas dans le jeu, sur l’ensemble de la rencontre.

Le Maroc avantagé ?

Interrogé sur l’arbitrage, Walid Regragui a livré une réponse assez limpide en conférence de presse, et dénonce une forme de story-telling à l’encontre de son équipe. « On sait où les gens veulent emmener le Maroc. Beaucoup veulent croire ou faire croire qu’on a des avantages au niveau du corps arbitral. Moi, j’ai vu des penaltys qui auraient pu être sifflés pour nous » , a confié le sélectionneur marocain, qui pense sans doute à deux actions en particulier (Abde Ez qui se fait marcher sur le pied, Saibari percuté par le gardien adverse). « On gagne sur le terrain, rappelle Regragui. Les statistiques montrent qu’on est meilleurs que les autres, on se crée plus d’opportunités que l’adversaire, il n’y a pas eu un but qui a été retiré au Cameroun ou à une autre équipe. C’est facile, quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. » « Le seul avantage qu’a le Maroc dans cette CAN, c’est de jouer devant 65 000 supporters. Tout le reste se joue sur le terrain, résume le sélectionneur du pays-hôte. Aujourd’hui, je pense qu’on mérite notre victoire. (…) La meilleure équipe gagnera cette CAN, Inch’Allah. »

Source de l’article : Sports.fr