Grève des avocats: paralysie quasi totale des tribunaux marocains
Les avocats marocains ont observé une grève nationale ce mardi 6 janvier en opposition au projet de loi sur la profession, entraînant une paralysie quasi totale des tribunaux.
Les tribunaux marocains ont connu ce mardi 6 janvier une paralysie quasi totale de leurs activités, à la suite d’une grève nationale générale des avocats, à l’appel de l’Association des barreaux du Maroc. Cette mobilisation fait suite à la décision du bureau de l’organisation professionnelle de suspendre l’ensemble des prestations de ses membres, en signe de protestation contre la version actuelle du projet de loi régissant la profession d’avocat, présentée par le gouvernement.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue à Marrakech le 3 janvier, l’Association des barreaux du Maroc dénonce le manque de considération du ministère de la Justice à l’égard des observations et propositions formulées par les avocats lors des précédentes séances de dialogue. Elle regrette également un abandon de la démarche participative qui avait pourtant servi de base à la concertation entre les deux parties.
Rejet catégorique du projet de loi
Les avocats expriment un rejet total de la mouture finale du projet de loi, estimant qu’elle comporte des dispositions portant gravement atteinte à l’indépendance de la profession et à ses fondements constitutionnels. Ils exigent le retrait du texte et son éventuelle réintroduction uniquement après un consensus avec les instances professionnelles représentatives.
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Selon l’Association des barreaux du Maroc, la profession d’avocat ne saurait être réduite à une simple fonction administrative, mais constitue une mission humaine et juridique essentielle. Toute loi qui ne garantit pas la dignité et l’indépendance de l’avocat mettrait donc en péril le droit à la défense et les principes du procès équitable, piliers de l’État de droit.
Le ministère de la Justice mis en cause
Le bureau de l’Association des barreaux du Maroc tient le ministère de la Justice pour pleinement responsable de la situation actuelle, dénonçant un processus de dialogue jugé « irresponsable » , ainsi que l’ingérence de parties non habilitées dans l’élaboration d’un texte législatif touchant au cœur même de la profession d’avocat.
Source de l’article : H24info



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