Effondrements à Fès : La pluie ravive la bombe à retardement des bâtisses menaçant ruine

Les récentes pluies intenses à Fès ont mis à nu la fragilité persistante du patrimoine bâti ancien. En l’espace de quelques heures, deux effondrements successifs de maisons classées menaçant ruine ont plongé la ville dans un état d’alerte sécuritaire et administrative.

Le premier incident s’est produit à Derb Daoudi, dans le quartier Rmila, au cœur de la médina, où le plafond d’une maison ancienne s’est brutalement effondré, blessant une femme. Rapidement mobilisés, les éléments de la protection civile ont procédé à son évacuation vers l’hôpital régional Al Ghassani, sous l’œil attentif des autorités locales.

La gravité de la situation a conduit le wali de la région Fès-Meknès, Khalid Aït Taleb, accompagné du préfet de police et des différents services concernés, à se rendre sur place, témoignant de l’ampleur de l’inquiétude suscitée par ces incidents.

Quelques heures plus tard, un second effondrement est venu accentuer la tension, avec la chute d’un immeuble de trois étages au quartier Aïn Drissi, dans l’arrondissement de Jnane El Ward. Si aucune victime n’est à déplorer grâce aux décisions d’évacuation prises en amont, l’effondrement a causé d’importants dégâts matériels à un bâtiment voisin, désormais soumis à une expertise technique urgente.

Ces épisodes relancent avec acuité le débat sur la gestion des bâtiments menaçant ruine à Fès, particulièrement dans la médina. Ils posent, une fois de plus, la question de l’efficacité des dispositifs préventifs face à des aléas climatiques de plus en plus fréquents, qui font planer une menace directe sur la sécurité des habitants.

Source de l’article : L'Economiste