Exclusif : Les raisons choquantes et inattendues derrière la hausse des prix des légumes au Maroc
Dans un entretien exclusif, Younes El-Kharati, président de l’Association des consommateurs du Maroc, a révélé les causes profondes et surprenantes de la flambée des prix des légumes dans le pays.
Selon M. El-Kharati, la principale raison est la pénurie de main-d’œuvre agricole. Les travailleurs ruraux, dont le salaire quotidien atteint désormais entre 300 et 600 dirhams, se font rares, compliquant la récolte et l’entretien des cultures. « Aujourd’hui, les agriculteurs peinent à recruter pour les tâches essentielles. Cette situation impacte directement l’approvisionnement et entraîne une hausse des prix » , explique-t-il.
Le président de l’association met également en avant l’impact des conditions climatiques et de l’accès difficile à certaines parcelles. Certaines zones restent inaccessibles aux équipes de récolte, retardant la cueillette et réduisant l’offre sur les marchés. M. El-Kharati cite l’exemple de la récolte d’olives dans la région de Sidi Kacem : « La pénurie de main-d’œuvre a obligé les agriculteurs à recourir à des machines, mais cela ne suffit pas. Certains produits risquent de rester sur les arbres faute de récolte. » D’autres facteurs structurels aggravent la situation, notamment la mutation sociologique dans les zones rurales, avec de nombreux jeunes quittant le secteur agricole pour travailler en ville, accentuant le déficit de travailleurs qualifiés. Cette dynamique, combinée aux aléas climatiques, exerce une pression supplémentaire sur les prix des légumes et des fruits.
Enfin, M. El-Kharati souligne que le contexte du Ramadan amplifie la tension, car la demande augmente et la pression sur l’offre se fait sentir plus fortement. Il appelle les autorités et les professionnels à trouver des solutions urgentes pour stabiliser les prix et garantir l’accès des consommateurs aux produits essentiels.
Cette analyse exclusive met en lumière une réalité complexe : la hausse des prix ne relève pas uniquement de l’économie, mais résulte d’un ensemble de facteurs sociaux, climatiques et structurels, nécessitant une coordination entre producteurs, associations et autorités pour protéger le marché et les consommateurs.
Source de l’article : Industrie du Maroc



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