De livreur de pizzas en Espagne à magnat de l’immobilier au Maroc

Il n’a pas sa langue dans sa poche. Paco (un pseudonyme adopté pour son pays d’accueil) considère l’Espagne comme un marché où « tout est fait » et où le coût de la vie explose. À l’inverse, il décrit le Maroc comme un eldorado pour ceux qui ont le courage d’entreprendre : « Ici, tout reste à faire » .

À lire : Une Espagnole vit avec 300 euros par mois au Maroc et tacle les « expats de luxe » Son parcours atypique l’a mené du guidon de son scooter aux chantiers de Tanger. S’il garde certaines réserves politiques sur le voisinage, il balaie le racisme d’un revers de main : « C’est absurde, nous avons plus en commun avec les Marocains qu’avec un Anglais » .

Tanger, la Barcelone des années 90 ?

Pour cet investisseur avisé, Tanger vit actuellement ce que Barcelone a connu à la fin des années 80 : une explosion économique et urbanistique. L’industrie, le tourisme et la position stratégique de la ville attirent de plus en plus d’Espagnols qui traversent le détroit pour monter des affaires ou investir dans la pierre.

À lire : À 29 ans, cette Marocaine gère 3,8 milliards de dollars depuis Dubaï

L’attrait est triple : des prix au mètre carré bien inférieurs à ceux de l’Europe, une rentabilité locative élevée et une sécurité juridique qui rassure. Paco pointe une différence majeure avec l’Espagne : l’absence du phénomène de « l’occupation » (squat – Okupas). Au Maroc, la violation de domicile est sévèrement sanctionnée, un argument de poids pour les propriétaires étrangers traumatisés par les lois espagnoles. « Ne venez pas pour tout faire » Mais attention, l’eldorado ne s’offre pas sans effort. L’entrepreneur avertit ses compatriotes : les débuts sont rudes (bureaucratie, adaptation culturelle). Son conseil clé ? Arriver avec une expertise précise. Le marché marocain est en forte demande de métiers qualifiés : menuiserie, marketing digital, plâtrerie ou rénovation. Pour ceux qui ont un savoir-faire, le Nord du Maroc est un boulevard ouvert vers le succès.

Source de l’article : Bladi.net