CAN 2025 : encore indomptable, le Cameroun dispose de l’Afrique du Sud et file en quarts

Où s’arrêtera le Cameroun de David Pagou ? Match après match, l’équipe à la préparation la plus chaotique de cette CAN 2025 continue d’étonner et d’avancer. Dernière victime en date ? L’Afrique du Sud, en huitièmes de finale, pourtant médaille de bronze de la dernière édition.

Dans un stade Al Barid acquis à la cause des Lions indomptables, le début de match a pourtant tourné à l’avantage des Bafana Bafana. La défense camerounaise est perdue face aux coups de boutoir sudafricains. Pour preuve, Tolo écope d’un jaune d’entrée (1re). Et, sur le coup franc, Appolis trouve Foster, qui ne décroise pas assez sa tête (3e).

Quelques minutes plus tard, le défenseur camerounais Che Malone fait une grosse erreur d’appréciation et Mofokeng se présente face à Epassy, mais envoie sa frappe dans les cieux (7e). Kabini s’essaye également, sans cadrer.

L’ouverture du score semble proche et, en effet, Foster s’échappe et va tromper Epassy du droit. Heureusement pour les Camerounais, un hors-jeu est signalé au départ de l’action (14e). Les Lions indomptables sont alors en perdition et connaissent un autre coup dur avec la sortie de Yongwa sur blessure, suppléé par Nagida.

Les Lions indomptables se réveillent

Mais il faut se méfier des Lions blessés. Leurs fans se font entendre dans l’arène, qui poussent leurs hommes et sifflent la moindre apparition d’Hugo Broos à l’écran, pourtant le dernier sélectionneur à avoir guidé les Lions indomptables au sacre, désormais passé chez l’adversaire. Avec le 12e homme, les Camerounais relèvent la tête et mettent enfin en œuvre le jeu rapide en transition qui épate depuis le coup d’envoi de la CAN. Mbeumo et Kofane donnent de l’air à leur coéquipiers.

Puis, sur un corner exécuté par Mbeumo, l’Afrique du Sud pense avoir repoussé grâce à Foster. C’était sans compter Baleba, qui récupère et tente sa chance. Le ballon est dévié mais Tchamadeu a suivi et trompe Williams (1-0, 33e). Le numéro 2 harangue la foule. Les Sud-Africains refusent d’engager tant que la VAR n’est pas consultée, mais elle donne raison aux Camerounais alors que la pluie s’abat sur Rabat.

Kofane double la mise

Dès le retour des vestiaires, les Lions indomptables accélèrent pour se mettre à l’abri. Nagida s’échappe côté gauche grâce à une passe lumineuse de Baleba à l’aveugle. Il tente le centre plutôt que le tir mais la défense est vigilante (46e).

Moins sur l’opportunité suivante. Après une belle combinaison, Nagida est trouvé à gauche et adresse un centre au cordeau pour Kofane. Le jeune attaquant de 19 ans catapulte sa tête au fond des filets (2-0, 47e).

L’ennemi du Cameroun s’appelle alors le relâchement. Ayant fait le break, les Lions indomptables semblent moins vigilants, appuient moins leurs passes, sont moins tranchants dans les duels… Tandis que les Bafana Bafana, eux, n’ont pas renoncé. Heureusement, Epassy veille et repousse successivement à bout portant un tir de Kabini (62e) et un coup franc parfaitement tiré par Mokoena (69e).

Ronwen Williams n’est pas en reste. Le gardien sud-africain a fort à faire pour repousser les contres camerounais qui ont tendance à prendre de vitesse sa défense (64e, 72e).

Un ange passe quand Carlos Baleba, la révélation du milieu de terrain dans cette CAN, reste longuement au sol. Le petit prodige, passé par l’Académie des Brasseries de Douala, semble se blesser seul sur un tacle raté. Il serre un temps les dents pour revenir sur le terrain et garder sa place mais finit par sortir (84e), juste à temps pour voir les Bafana Bafana réduire l’écart grâce à Makgopa servi par Modiba (2-1, 84e)

Les Camerounais passent en mode défense de la tanière pour la fin du match et y parviennent malgré quelques frayeurs dans les derniers instants, repoussés grâce à une solidarité sans faille.

Plus décisif devant le but que son adversaire, le Cameroun file en quarts et rejoint le Maroc pour un duel de Lions prometteur. Mais ceux de l’Atlas feraient bien de se méfier, ces indomptables que personne n’attendait ont les crocs.

Source de l’article : France 24