Longtemps réduit à 10 contre la Tunisie, le Mali arrache sa qualification aux tirs au but et rejoint le Sénégal en quarts de finale de la CAN
Parmi les classiques du foot, avec une quatrième confrontation sur les quatre dernières CAN, le Mali-Tunisie de ce samedi soir a été totalement fou. Il s’est terminé sur une séance de tirs au but remportée par la sélection de Tom Saintfiet, alors que deux des trois premiers tireurs maliens ont raté leur frappe – Yves Bissouma a trouvé les nuages et Nene Dorgeles le poteau d’Aymen Dhamen. Mais la bande de Lassine Sinayoko avait décidé de ne rien lâcher, et elle a jailli sur la moindre faiblesse tunisienne, à la manière d’un Djigui Diarra bondissant.
En toute fin de match, la Tunisie avait ouvert le score par Firas Chaouat. Entré en seconde période, l’attaquant du Club africain a délivré la Tunisie, qui butait sur un Mali en infériorité numérique depuis plus de soixante minutes, mais aussi un public trempé par la pluie et des téléspectateurs éreintés par cette bouillie footballistique. En tout cas, on l’a cru sur le coup. À 29 ans, le meilleur buteur du Championnat tunisien, la saison dernière, a été relancé par le sélectionneur Sami Trabelsi après un passage à vide. Son appel, dans le dos de la charnière centrale Ousmane Camara – Abdoulaye Diaby, était parfait, sa reprise de la tête sur un centre d’Elias Saad, également (88e).
Quelques instants après, alors que les supporters tunisiens commençaient à fêter la victoire, une main de Yassine Meriah, qui n’avait pourtant pas empêché le défenseur central malien Abdoulaye Diaby de jouer le ballon et de tirer à côté, a été sanctionnée d’un penalty. Sinayoko ne s’est pas privé pour inscrire son troisième but du tournoi, le second sur penalty après celui face au Maroc (1-1, le 26 décembre). Direction les prolongations, éclairée par une frappe dangereuse d’Ali Abdi (98e) et d’un but de Chouat refusé pour hors-jeu (106e), logiquement.
Le joueur : Djigui Diarra
Il n’est pas le plus grand gardien du tournoi par la taille, mais il est sans doute le plus fantasque. Pas très rassurant sur ses sorties aériennes en début de rencontre, il est monté en puissance. Il n’est pas surpris par un coup franc direct d’Hannibal Mejbri (79e) et il repousse bien un tir d’Ali Abdi (98e). Même sur le but tunisien hors-jeu (106e), il semble assez prompt. Il a débuté la séance de tirs au but en confiance, et a arrêté les tentatives d’Elias Achouri (sans conviction) et de Mohamed Ali Ben Romdhane, plutôt bien exécutée. Le héros de la soirée, et le symbole d’une équipe malienne résiliente.
Le premier fait du match : l’expulsion de Woyo Coulibaly
Honnêtement, cela pendait au nez des Maliens, entrés dans un combat plus viril que correct avec les Tunisiens. Les deux équipes se sont mélangées d’entrée, quatre avertissements ont été distribués sur les 22 premières minutes, et la treizième faute de la rencontre, une semelle de Woyo Coulibaly sur la cheville d’Hannibal Mejbri, a entraîné l’expulsion logique du latéral droit de Sassuolo (26e). Il a été réconforté par plusieurs coéquipiers. Cela n’a pas rendu la partie de Mejbri, souvent ciblé par les interventions musclées des adversaires, beaucoup plus douces, et le meneur tunisien a été découpé par Lassana Coulibaly sur le côté gauche (39e). L’arbitre a décidé de ne pas accabler les Maliens, sur ce coup, il n’a même pas mis un jaune….
Source de l’article : L'Équipe



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