2025, l’année où le football marocain a changé de dimension

Du sacre mondial des U20 au trophée de la CAN U17, en passant par la Coupe arabe, avant d’accueillir la Coupe d’Afrique des nations qui se déroule actuellement, le Maroc a vécu en 2025 l’apogée d’un projet sportif bâti depuis plus d’une décennie.

L’histoire retiendra 2025 comme l’année où le football marocain est définitivement entré dans une autre galaxie. Une année totale, à la fois sportive, symbolique et structurelle. Pendant que le Royaume accueille la Coupe d’Afrique des nations dans des stades flambant neufs, les sélections nationales collectionnent les trophées et imposent le Maroc comme l’une des puissances majeures du football mondial.

Rarement un pays africain aura, sur une seule année civile, cumulé autant de succès, toutes catégories confondues : champion du monde U20, vainqueur de la CAN U17, sacré en Coupe arabe, référence planétaire en futsal, le tout dans un pays devenu une véritable plateforme internationale du football.

Les générations U20 et U17, la relève du football marocain

Le moment fondateur de l’année reste sans contestation possible le sacre mondial des Lions de l’Atlas U20. Pour la première fois de son histoire, le Maroc est devenu champion du monde dans une catégorie FIFA. Une performance qui dépasse le simple exploit sportif : elle consacre un modèle.

Face aux mastodontes du football de jeunes – Brésil, France, Espagne, Argentine – la sélection marocaine a imposé sa personnalité. Un football moderne, structuré, intense, discipliné, mais aussi audacieux. Cette équipe n’a jamais donné l’impression de subir l’événement. Elle l’a contrôlé.

Ce Maroc là, conduit par Mohamed Ouahbi, a permis l’éclosion d’une jeunesse dorée, portée par Yassine Gessime, Othmane Maamma ou encore Yassir Zabiri qui ont impressionné le monde entier et attiré l’attention des plus grands clubs.

Quelques mois avant le sacre mondial U20, une autre sélection marocaine est venue renforcer ce sentiment de puissance tranquille : les U17, vainqueurs de la Coupe d’Afrique des nations de leur catégorie.

Le Maroc a démontré que sa domination chez les jeunes n’était ni conjoncturelle ni isolée. Les Lionceaux ont imposé leur maîtrise technique, leur rigueur tactique et une maturité rarement vue à cet âge.

Gagner une CAN U17, puis une Coupe du monde U20 dans la même année, est un signal extrêmement fort. Cela signifie que la chaîne de production est solide, que les talents arrivent en vagues successives, et que le futur de la sélection A est déjà en marche.

La Coupe arabe, vitrine du leadership régional

Sur le front des équipes seniors, la Coupe arabe 2025 a servi de scène à la suprématie marocaine dans le monde MENA. Face aux grandes nations du monde arabe, le Maroc n’a pas seulement gagné : il a dominé.

Sous la conduite de Tarik Sektioui, les locaux ont affiché un football mature, capable de gérer les temps faibles, de contrôler le rythme et de frapper au moment juste. Une équipe qui sait gagner, même sans briller, et briller quand il le faut.

Cette victoire représente bien plus qu’un trophée. Elle consacre une génération montante formée dans les différentes structures nationales, et confirme, une fois encore, la profondeur du vivier marocain. Dans un contexte marqué par une forte attente populaire, ce groupe a su répondre présent et offrir un moment de fierté au public marocain.

Le triomphe des Lions consacre également le travail de Sektioui, souvent décrit comme l’un des entraîneurs marocains les plus prometteurs de sa génération.

Des infrastructures au niveau mondial

Rien de tout cela n’aurait été possible sans une révolution silencieuse : celle des infrastructures. Le Maroc dispose aujourd’hui de stades répondant aux standards FIFA, de centres d’entraînement ultra-modernes, de terrains synthétiques dans toutes les régions, et d’un maillage national unique en Afrique.

L’Académie Mohammed VI, les centres fédéraux, les pôles régionaux et les clubs professionnalisés ont créé un environnement propice à la performance. Le joueur marocain grandit désormais dans un cadre proche de celui des grandes nations européennes.

Dotée d’équipements médicaux modernes et d’infrastructures de formation parmi les plus avancées au monde, cette institution d’excellence, réalisée grâce à un investissement de plus de 65 millions de dollars, constitue un vivier incontournable des nouveaux talents marocains.

Cette dynamique, portée par une vision claire et une planification maîtrisée, a permis aux Lions de l’Atlas de tourner la page d’une longue période de transition pour s’imposer comme une sélection capable de rivaliser avec les meilleures nations de la planète, écrit le journal.

Conscient de l’importance d’associer formation locale et standards internationaux, le Royaume a également misé sur l’intégration des jeunes issus de la diaspora, favorisant l’émergence d’une génération de joueurs de haut niveau tels qu’Achraf Hakimi, Sofyan Amrabat ou Brahim Diaz.

La CAN 2025 au Maroc : le pays au centre du football africain

En cette fin d’année 2025, le Maroc n’accueille pas simplement la Coupe d’Afrique des nations : il orchestre une démonstration de puissance sportive, organisationnelle et culturelle. Du nord au sud du Royaume, les villes hôtes vibrent au rythme du tournoi, offrant une image d’un pays sûr de lui, parfaitement rodé à l’accueil des grands événements internationaux.

Dans les tribunes, pleines à craquer, se mêlent supporters marocains, africains et venus de la diaspora, créant une atmosphère de fête populaire qui rappelle les grandes heures des Coupes du monde. Dans les coulisses, la machine logistique tourne à plein régime : transports fluides, sécurité maîtrisée, accueil des délégations, couverture médiatique mondiale. La CAN 2025 se déroule avec un professionnalisme qui place le Maroc au niveau des standards FIFA et UEFA.

La CAN 2025 agit ainsi comme une vitrine grandeur nature du Maroc version 2030. Car au-delà du tournoi, c’est déjà la Coupe du monde coorganisée avec l’Espagne et le Portugal qui se prépare. Chaque match, chaque déplacement, chaque retransmission internationale sert à démontrer que le Royaume est prêt à jouer dans la cour des grands, pas seulement sur le terrain, mais aussi dans l’organisation globale du football mondial.

Dans ce contexte, le fait que les sélections marocaines dominent simultanément la scène sportive donne une force symbolique immense à cette CAN. Le Maroc n’est pas qu’un excellent hôte : il est aussi l’un des acteurs majeurs du jeu.

2025, ce n’est que le début

Ce qui distingue 2025 des années précédentes, ce n’est pas l’exploit. C’est la régularité. Le Maroc gagne chez les jeunes, chez les seniors, en futsal, et s’impose comme organisateur de référence.

En 2025, le Maroc n’a pas simplement vécu une belle année. Il a changé de statut. Et à l’approche de la Coupe du monde 2030, le message est clair : les Lions de l’Atlas ne sont plus là pour surprendre. Ils sont là pour durer.

En attendant des nouveaux exploits lors des Coupes du Monde 2026 et 2030, l’actuel défi du football marocain reste la conquête du titre continental lors de la CAN 2025, une étape décisive pour consacrer une décennie de planification exemplaire et concrétiser le passage du statut de favori à celui de champion, pas d’une année mais de plusieurs.

Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc