Taxis au Maroc : 80 % des vieux véhicules à la casse
Le paysage urbain a changé. Selon les chiffres révélés par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, le vaste chantier de modernisation lancé par l’État a atteint sa vitesse de croisière : près de huit taxis sur dix ont été renouvelés à l’échelle nationale. Ce programme, soutenu par des subventions publiques, a permis de remplacer une flotte vieillissante par des véhicules neufs, plus sûrs et surtout plus sobres. Le gain est immédiat pour les professionnels comme pour l’environnement, avec une réduction moyenne de la consommation de carburant de 40 %, limitant d’autant les émissions polluantes et améliorant le confort des usagers.
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Pourtant, malgré ces avancées, la révolution verte marque le pas. Le ministre reconnaît que l’adoption des taxis électriques ou hybrides demeure marginale, cantonnée à quelques initiatives isolées. Les freins sont identifiés : un coût d’acquisition jugé prohibitif par rapport aux modèles thermiques et, surtout, un manque criant d’infrastructures de recharge adaptées aux contraintes d’un métier où chaque minute compte. L’autonomie et le temps de charge restent des obstacles majeurs pour des chauffeurs parcourant de longues distances quotidiennes.
À lire : Maroc : Renault fait la promotion de son grand taxi « Lodgy » Pour l’avenir, le département de l’Intérieur se veut optimiste mais réaliste. Une étude stratégique a été lancée fin décembre 2025 pour repenser le secteur en profondeur. Abdelouafi Laftit mise sur l’évolution technologique rapide – baisse des prix des batteries, autonomie accrue – pour que l’électrique devienne enfin une option viable. En attendant, le gouvernement réaffirme sa disponibilité à soutenir toute initiative écologique, conscient que le transport reste l’un des secteurs les plus énergivores du pays.
Source de l’article : Bladi.net



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