Au terme d’un scénario fou, la Côte d’Ivoire renverse le Gabon et termine devant le Cameroun
L’esprit d’Abidjan est encore là ! Deux ans après une CAN à domicile surréaliste, la Côte d’Ivoire a continué de jouer avec le coeur de ses bouillants supporters, les faisant passer par toutes les émotions. Mené 2-0 par le Gabon, ils ont fini par l’emporter dans le temps additionnel sur une tête de Bazoumana Touré (90e+1). Le Grand stade de Marrakech s’est embrasé, tous les remplaçants ivoiriens ont déboulé sur la pelouse comme s’ils venaient de décrocher un trophée.
Champions d’Afrique en février 2024, les Eléphants ont pris goût aux scénarios rocambolesques et aux succès inespérés. Après le coup de sifflet final, le groupe d’Emerse Faé s’est offert un tour d’honneur pendant que les travées se déhanchaient sur le tube « Coup de marteau » balancé par le DJ du coin. Et le minot Christ Inao Oulaï, qui s’est révélé à Bastia avant de rejoindre Trabzonspor, a reçu le trophée d’homme du match. Retenez bien le nom de ce milieu de 19 ans, il est promis à un grand avenir.
Le Gabon se rebiffe
Au coup d’envoi, on pensait le Gabon démobilisé, accablé par une élimination précoce, abandonné par son patriarche Pierre-Emerick Aubameyang. Grosse erreur. Guidées par le capitaine Mario Lemina, qui devrait être le nouveau détenteur du brassard dans les mois et années à venir, les Panthères ont croqué d’entrée leur adversaire, profitant de ses points faibles, notamment Alban Lafont et Christopher Operi.
L’ancien gardien du FC Nantes n’a pas brillé sur une frappe moyennasse de Teddy Averlant, il a repoussé le ballon devant lui, et Guelor Kanga a surgi pour ouvrir le score (11e). A la 21e, sur le côté droit, André Poko a brutalisé Operi, à l’épaule, pour centrer. Au deuxième poteau, Denis Bouanga ne s’est pas fait prier pour ajuster le pauvre Lafont, qui lui a donné une balle de 3-0, quelques minutes plus tard (33e). L’attaquant du Los Angeles Galaxy n’a pas réussi son lob de 30 mètres.
Des remplaçants surpuissants
La première chance du Gabon est passée sur ce coup, pas longtemps avant la réduction du score de la Côte d’Ivoire, au meilleur moment (Jean-Philippe Krasso sur un service de Wilfried Zaha, 44e). Au retour des vestiaires, la seconde chance, celle du 3-1, a été galvaudée par Clench Loufilou, terriblement seul au second poteau de Lafont, terriblement maladroit (56e).
Sous les yeux de Yaya Touré, le coach Emerse Faé, qui avait aligné une équipe B (dix changements par rapport à dimanche, contre le Cameroun), a mis la seconde lame, avec les entrées d’Evan Guessand, Amad Diallo, Guéla Doué ou encore Yan Diomande. L’ancien Niçois a égalisé d’une tête sur corner (84e), avant la galette d’un Operi plus à l’aise offensivement que défensivement pour Touré (90e+1), lui aussi entré en seconde période.
Après avoir perdu la tête du groupe dès la 11e minute, et même avoir été troisième (à 2-0 pour le Gabon et 1-0 pour le Mozambique contre le Cameroun), la Côte d’Ivoire a repris son trône à la faveur d’une meilleure attaque et il affrontera le Burkina Faso mardi à Marrakech, son camp de base.
Le Cameroun discipliné et second
Du côté d’Agadir, le Cameroun a fait le job en dominant le Mozambique, grâce à un CSC de Jone (28e) puis un but de la pépite Christian Kofane (55e). Oubliée, l’ouverture du score de Geny Catamo (23e), l’ailier du Sporting, l’un des meilleurs joueurs de cette phase de groupes. A la pause, David Pagou, le serein sélectionneur des Lions, a sorti Carlos Baleba et Bryan Mbeumo pour les préserver.
A quelques minutes près, son équipe, première du groupe F du moment de son égalisation jusqu’au troisième but ivoirien, réalisait le gros coup. Finalement seconde, elle affrontera l’Afrique du Sud à Rabat, dimanche (20h). Le Mozambique, pénible à jouer, sera lui l’adversaire du Nigéria, lundi à Fès.
Source de l’article : L'Équipe



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