Le renseignement marocain, pilier de la lutte antiterroriste en Europe: Madrid salue une coopération décisive

Dans un contexte international marqué par la montée des menaces jihadistes transnationales, l’Espagne enregistre en 2025 des résultats sans précédent grâce à la coopération sécuritaire avec le Maroc. La DGST marocaine, saluée pour son efficacité, a joué un rôle central dans le démantèlement de cellules terroristes et la neutralisation de menaces imminentes, confirmant l’expertise du Royaume en matière de prévention antiterroriste.

Dans un contexte international où les risques liés au terrorisme transnational ne cessent de croître, les services de renseignement marocains réaffirment leur rôle stratégique sur la scène européenne. Les médias espagnols ont mis en lumière le rôle clé de la coopération maroco-espagnole dans les résultats exceptionnels obtenus par Madrid en matière de lutte contre l’extrémisme au cours de l’année 2025.

Selon la radio Cadena SER, l’Espagne a clôturé l’année avec un bilan record: 64 opérations antiterroristes menées, ayant conduit à l’arrestation de 112 personnes suspectées de liens avec des réseaux jihadistes, un niveau jamais atteint depuis les attentats du 11 mars 2004. Mais ces chiffres, soulignent les analystes, ne sont pas uniquement le fruit des efforts internes espagnols: ils reflètent surtout une coopération transfrontalière efficace, dans laquelle le Maroc a joué un rôle central.

Les cercles sécuritaires espagnols considèrent ce partenariat avec Rabat comme un pilier stratégique du dispositif de prévention antiterroriste, notamment pour l’échange d’informations de haute précision et le suivi des trajectoires de radicalisation violente dès leurs premières étapes. La coordination étroite avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) est particulièrement mise en avant, cette institution étant reconnue comme l’une des plus performantes du sud du bassin méditerranéen.

Le rapport indique que les services marocains ont, ces derniers mois, démantelé des cellules terroristes à des stades avancés de préparation, saisi des explosifs et des armes, et collecté des données numériques confirmant l’implication de certains suspects avec l’organisation « Daech » . Les enquêtes ont également révélé des plans complexes visant des infrastructures sensibles, des intérêts étrangers et des forces de sécurité, ainsi que des scénarios d’attaques simultanées destinées à semer la terreur et à déstabiliser l’ordre public.

Pour les analystes, ces résultats témoignent d’une mutation qualitative dans la doctrine du renseignement marocain. Celle-ci est passée d’une approche réactive à une stratégie préventive fondée sur la détection précoce, l’analyse approfondie des données numériques et l’infiltration des réseaux de recrutement, qu’ils soient physiques ou virtuels, afin de contrer les nouvelles vagues de radicalisation alimentées par l’espace numérique.

Cadena SER cite également des responsables du Centre espagnol de renseignement pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée (CITCO), qui ont salué la « grande efficacité » de la coordination avec le Maroc. Selon eux, Rabat possède une expertise avancée dans la gestion de la menace terroriste, grâce à sa position géographique et à son contact direct avec les foyers d’instabilité dans la région du Sahel.

Ces responsables précisent que l’échange d’informations avec la partie marocaine a permis, à plusieurs reprises, de neutraliser des menaces imminentes avant qu’elles ne se transforment en attaques effectives, sur le territoire espagnol ou dans son environnement régional. Cette coopération internationale, dont les détails demeurent confidentiels, illustre l’importance de la coordination transfrontalière pour garantir la sécurité et l’efficacité des opérations antiterroristes.

Source de l’article : lareleve.ma