Lyon. « Vous êtes dans la merde » , l’influenceuse Sofia Benlemmane fait polémique après la victoire de l’Algérie

INFO ACTU LYON. L’influenceuse franco-algérienne Sofia Benlemmane, condamnée à neuf mois de prison avec sursis après des propos haineux, fait de nouveau parler d’elle. Dans une vidéo reprise sur les réseaux sociaux, elle fête la victoire de l’Algérie à Lyon en scandant : « Vous nous avez colonisés, maintenant vous êtes dans la merde. Ce pays est le nôtre, on fait ce qu’on veut. » La préfète du Rhône réagit en signalant ces nouveaux propos haineux.

Un signalement au procureur de la République

La séquence a été reprise sur X et traduite en Français par le lanceur d’alerte et activiste politique algérien refugié en France, Chawki Benzhera. « Vous nous avez colonisés… maintenant vous êtes dans la merde » est le slogan repris comme un cri de guerre par les supporters algériens à Lyon autour de l’influenceuse antisémite Sofia Benlemmane, ce qui confirme que le régime algérien dispose aujourd’hui de « moujahidines 2.0 » pour mener sa guerre hybride contre la France, et en résonance avec la loi criminalisant le colonialisme adoptée par le parlement algérien. Les scènes datent d’hier, lors des célébrations à Lyon de la qualification de l’équipe algérienne pour le deuxième tour de la CAN au Maroc « Chawki Benzhera

À ce titre, la rédaction d’actu Lyon apprend ce lundi 29 décembre que la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a alerté le procureur de la République de ces faits en saisissant l’article 40 du Code de procédure pénale.

Le procureur de la République décidera ensuite s’il est nécessaire ou non d’engager des poursuites contre Sofia Benlemmane.

Déjà condamnée après la publication d’une vidéo sur Tiktok

Pour rappel, en avril dernier, elle a été reconnue coupable de » provocation publique à commettre un crime ou un délit « , » menaces de mort par image « et » injure publique en raison de l’orientation sexuelle et de la religion « après la publication d’une vidéo violente sur TikTok.

La franco-algérienne a écopé de neuf mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pour deux ans et exécution provisoire. Le tribunal a également condamné la prévenue à 200 heures de travaux d’intérêt général.

Le tribunal a aussi exigé la suppression de ses comptes sur les réseaux sociaux pour six mois (TikTok, X, Facebook) et l’interdiction d’en créer sur la même période. Elle a aussi été condamnée à verser 500 euros à chacune des quatre parties civiles.

Source de l’article : Actu.fr